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Marcourt ne veut pas d'un appel d'offres pour les fréquences radios de la RTBF

©Photo News

Le cdH propose que les radios de la RTBF au profil très commercial soient soumises à l’appel d’offres pour le futur plan de fréquences FM. Le ministre des Médias juge l'idée peu crédible.

Afin de diversifier le paysage radio, le cdH propose que certaines radios publiques au profil plus commercial soient mises concurrence frontale avec des radios privées comme Bel RTL, Nostalgie lors du prochain appel d’offres du plan de fréquences FM. L’idée, expliqué récemment dans Le Soir est de limiter le nombre de radios au profil trop similaire comme VivaCité en opposition frontale avec Bel RTL ou Classic 21 au profil très proche de celui de Nostalgie voire Pure FM et NRJ.

Interpellé à ce sujet mardi matin en commission médias du parlement de la Fédération Wallonie Bruxelles par le député MR Olivier Maroy, le ministre des médias Jean-Claude Marcourt (PS) a rejeté en bloc l’idée. "Aucune demande ou proposition ne m’a été formulée en ce sens", a-t-il indiqué.

Et puis surtout, cette proposition présente de nombreux écueils, selon le ministre. A commencer par l’aspect juridique. La législation en vigueur en fédération Wallonie Bruxelles ne contient en effet pas de dispositions relatives à une procédure d’attribution de radiofréquences pour la RTBF. Seuls les radios en réseau et les radios indépendantes sont visées. "Quand bien même cette proposition serait envisagée, elle exigerait une modification en profondeur du décret SMA. Ce n’est pas à l’ordre du jour", a-t-il ajouté.

Une idée "peu crédible"

Ensuite, la RTBF dispose d’une dotation pour assumer ses missions, dont l’édition de cinq radios. A cette fin, elle dispose de moyens de diffusion, soit des fréquences FM pour les radios. "Dans l’hypothèse formulée par certains, la RTBF devrait donc remplir ses missions tout en n’ayant pas l’assurance d’avoir les moyens pour le faire… Particulier vous en conviendrez", a-t-il ajouté. Si la RTBF ne devait pas obtenir certaines fréquences, cela voudrait donc dire qu’il faudrait revoir à la baisse son contrat de gestion et donc sa dotation.

Enfin, le ministre s’est lancé dans un long panégyrique de VivaCité et Classic 21 en expliquant qu’elles remplissaient leurs missions et assuraient la diversité de paysage radio en termes d’information, de proximité, de musique, de mise en valeur des artistes locaux, etc. Bref, Marcourt juge l’idée "peu crédible".

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