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Net regain de tension sociale aux Editions de L'Avenir

©Photo News

Alors que les chefs de service refusent de collaborer avec leur directeur des rédactions, les candidats au départ volontaire à la suite du plan de restructuration ne se pressent pas au portillon.

On pensait les tensions apaisées au sein des Editions de l'Avenir (EdA) suite au protocole d’accord intervenu le mois dernier entre syndicats et direction après le plan de restructuration du journal. Il n'en est rien.

«Le problème ne vient pas de l’équipe, mais de l’entraîneur»,
Les représentants du personnel des Editions de l'Avenir

Selon Belga, les cadres du journal détenu par le groupe Nethys auraient été menacés d’être licenciés s’ils continuaient à refuser de travailler avec le directeur des rédactions, Philippe Lawson. Pour rappel, suite à l'annonce en octobre dernier de la suppression de 60 emplois sur 280, le personnel avait émis une motion de défiance vis-à-vis de Philippe Lawson, mais la direction avait gardé sa confiance envers ce dernier.

Cette semaine, les chefs de service ont été conviés à un atelier, préparé avec un consultant français, pour, selon Belga, préparer la nouvelle maquette du journal. Selon nos informations il s’agissait plutôt du shift de la rédaction vers le digital. Mais quand ils ont vu que Philippe Lawson était présent, ils ont quitté la réunion au grand étonnement du consultant.

Vers des licenciements secs

23
départs volontaires
Sur les 45 personnes amenées à quitter les Editions de l'Avenir suite au plan social, seules 23 seraient prêtes à partir volontairement

Dans la foulée, l’ensemble des cadres de la rédaction a reçu un message les prévenant que tout refus de participer aux prochaines réunions serait considéré comme une faute professionnelle. Le mot licenciement n’aurait donc pas été mentionné tel quel, nous dit-on. 

Dans un courrier envoyé à la direction, les représentants du personnel disent cependant ne pas pouvoir rester muets face à des "menaces non voilées". "Le problème ne vient pas de l’équipe, mais de l’entraîneur", écrivent-ils dans cette lettre dont Belga a obtenu copie.

Rappelons enfin que le protocole d’accord prévoit le licenciement de 45 ETP au lieu des 60 annoncés, avec une priorité pour les départs volontaires. Mais seules 23 personnes sont décidées à partir dont une dizaine dans la rédaction. Il risque donc d’y avoir des licenciements secs.

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