Nethys a mandaté EY et Degroof Petercam pour vendre L'Avenir

Laurent Levaux (gauche) et Renaud Witmeur (droite) ont mandaté le bureau de conseil EY et la banque Degroof Petercam pour gérer le processus de mise en vente des Éditions de l'Avenir. ©Anthony Dehez

La nouvelle direction de Nethys a mandaté le bureau de consultance EY et la banque Degroof Petercam pour vendre L'Avenir. La vente devrait être annoncée dans le courant du mois de février.

C’était dans l’air, mais (sans mauvais jeu de mot) le futur de L’Avenir se jouera dans le courant du mois de février. Selon nos informations, confirmées à bonne source, le processus de mise en vente des Éditions de l’Avenir (L’Avenir, Moustique et Proximag) sera lancé dans le courant du mois de février.

Pour boucler cette opération, la nouvelle direction de Nethys (Laurent Levaux et Renaud Witmeur) a mandaté le bureau de conseil EY pour préparer le dossier de présentation et la banque Degroof Petercam pour gérer le volet financier de l’opération. De ce côté, toujours d’après nos informations, Alexis Meeùs, administrateur-délégué et CEO de Degroof Petercam Finance, se charge du dossier.

La coopérative aura son mot à dire

Cette coopérative, créée à la fin du mois d’octobre, s’est donné pour objectif de lever un million d’euros afin de pouvoir grimper au capital de la nouvelle structure.

Bien entendu, beaucoup de questions restent ouvertes. Une certitude semble acquise. La coopérative mise en place par les travailleurs aura son mot à dire dans le nouvel ensemble. Récemment, en réponse à une question parlementaire sur ce point précis, la ministre en charge des Médias en Fédération Wallonie-Bruxelles avait précisé que "l’intention a priori reste de donner une place à cette coopérative dans le futur modèle".

Baptisée "Notre Avenir" et mise en place par les travailleurs du groupe, cette coopérative, créée à la fin du mois d’octobre, s’est donné pour objectif de lever un million d’euros afin de pouvoir grimper au capital de la nouvelle structure et décrocher des sièges au conseil d’administration.

Cette vente, on le sait, était inscrite dans les astres, la nouvelle direction de Nethys estimant que l’intercommunale n’a pas de rôle à jouer dans la presse écrite. C’est à cet égard que les Éditions de l’Avenir se sont trouvé un nouveau conseil d’administration à la fin 2019. Celui-ci, composé de Renaud Witmeur, Bernard Thiry, Jean-Pierre Hansen, Bruno de Cartier d’Yves et Jos Donvil, a pour mission essentielle de réaliser la vente des Éditions de l’Avenir.

Un feuilleton qui remonte à l'été dernier

Concernant cette vente, il y a eu des précédents. Au cours de l’été, l’ancienne direction de Nethys avait tenté un coup de poker en approchant l’homme d’affaires bruxellois Stéphan Jourdain pour lui vendre les Editions de l’Avenir. À cette époque, les dirigeants avaient tenté de faire le forcing pour réaliser l’opération avant le 15 août, en prétendant que les groupes de presse Rossel (Le Soir, Sudpresse, SoirMag) et IPM (La Libre, La DH) étaient également sur les rangs. Ce qui était factuellement faux. Les deux groupes de presse n’avaient pas été formellement approchés.

La nouvelle direction de Nethys souhaite que l’opération soit transparente et ne puisse souffrir d’aucun reproche.

L’été est passé sans que l’affaire ne se fasse avec Stéphan Jourdain et l’automne, amenant son lot de changements, était arrivé. À ce moment, IPM et un quatuor d’hommes d’affaires étaient sortis du bois pour faire part d’une marque d’intérêt. L’éditeur de presse, entouré de Laurent Levaux (président de la Sogepa), de Bernard Delvaux (patron de la Sonaca), Pierre Rion (business angel) et Juan de Hemptinne (actif dans le développement durable), était disposé à mettre 10 millions d’euros sur la table.

Nouvelle direction, nouvelle approche

Le licenciement de l’ancienne direction de Nethys a redistribué les cartes et c’est cette nouvelle partie qui va se jouer le mois prochain. Si la nouvelle direction de Nethys a mandaté EY et Degroof Petercam, c’est qu’elle souhaite que l’opération soit transparente et ne puisse souffrir d’aucun reproche. C’est sain. Il nous revient que toute la publicité nécessaire au bon déroulement de cette vente sera faite, urbi et orbi (lisez en Belgique et à l’étranger). D’après nos informations, les anciens candidats devraient être recontactés.

Lorsque EY et Degroof Petercam auront fini leur mission, les pistes envisagées devraient être présentées au conseil d’administration de Nethys, avant de remonter vers Enodia, maison mère de l’intercommunale. Reste à voir quels seront les critères retenus par les parties pour emporter le morceau et pouvoir poursuivre l’aventure des médias concernés par la vente.

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