Nethys a proposé le dossier des Editions de l'Avenir à LN24

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La chaîne d’info a été sollicitée cet été par Nethys pour reprendre le quotidien régional. De son côté, Laurent Levaux s’est retiré de l’offre de reprise formulée avec IPM.

Une nouvelle pièce vient s’ajouter au dossier de la vente des Editions de L’Avenir. Priés de céder leurs actifs concurrentiels, dont le quotidien régional namurois, les dirigeants de Nethys ont pris langue avec plusieurs repreneurs potentiels pour ce dernier dont, selon nos informations, la nouvelle chaîne d’information en continu LN24, lancée le 2 septembre dernier.

A priori, la proposition peut paraître étonnante alors qu’à l’époque, LN24 n’avait même pas encore débuté ses activités, et que la presse écrite ne fait pas partie de son périmètre d’activités. Mais derrière cette proposition se cachait un double but. D’une part: "rassurer" la rédaction de L’Avenir échaudée par les événements de ces derniers mois (plan social, management, revente….) avec des personnalités reconnues dans le monde de la presse, à savoir Joan Condijts et Martin Buxant, cofondateurs de LN24 et respectivement ex-rédacteur en chef et ex-journaliste politique à L’Echo. De l’autre, faire bénéficier le titre de l‘appui des actionnaires aux reins solides de LN24, comme Belfius ou Besix.

L’affaire en est restée là, LN24 ayant forcément d’autres chats à fouetter à l’approche de son lancement. Mais on imagine aussi que la situation des EDA – qui perdraient un demi-million d’euros par mois - aura refroidi la chaîne d’info. Contactée, celle-ci ne fait pas de commentaire. De son côté, Nethys n’a pas réagi à nos messages.

Laurent Levaux se retire

A ce jour, une seule offre formelle a été déposée, celle du groupe IPM (La Libre, La DH…) associé à un quatuor d’investisseurs wallons réputés. Parmi eux, Laurent Levaux (président du CA d’Aviapartner, de la Sogepa, administrateur chez Proximus, bpost, FN Herstal…). Or, celui-ci doit être nommé administrateur de Nethys ce vendredi.

Pour donner l’exemple, j’ai décidé de faire un pas de côté avant qu’on ne me le demande.
Laurent Levaux

Vu le contexte explosif actuel, il a préféré se retirer volontairement de cette opération. "Pour donner l’exemple, j’ai décidé de faire un pas de côté avant qu’on ne me le demande" nous a-t-il indiqué. Il a donc joué la carte de la prudence avant qu’on ne lui reproche de négocier la vente d’un des actifs dont il est candidat repreneur.

Selon François le Hodey, patron d‘IPM, cela ne change rien à son offre. Rappelons qu’IPM et consorts proposent de reprendre un peu plus de 60% du capital des Editions de l’Avenir en y injectant 10 millions sous forme d’augmentation de capital.

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