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Neuf campagnes de pub sur dix ont été reportées

Dans les rues, les campagnes de publicité commerciale font place à des messages d'intérêt public. ©Photo News

Face au marasme publicitaire, les annonceurs réitèrent leur demande de crédit d’impôts. Le temps presse selon eux.

Près d’un annonceur sur deux se dit inquiet quant à la survie de son entreprise/marque après la crise. C’est ce qui ressort d’une enquête réalisée par l’Union belge des annonceurs auprès de ses membres durant la deuxième partie du mois d’avril. 64 entreprises issues de 15 secteurs y ont participé.

Près de 90% d’entre elles ont reporté une ou plusieurs campagnes en raison du Covid-19. Motifs : magasins fermés, message non adapté à la crise, etc. L’étude ne l’indique pas spécifiquement mais des coupes budgétaires sont aussi à l’origine de ces reports. Néanmoins 85% des marques ont indiqué plancher sur de nouvelles campagnes mettant surtout l’accent sur la sensibilisation et l’information du consommateur.

-38%
de recul de la pression publicitiare
la pression publicitaire en télévision a reculé de près de 35% en TV, de 51% en radio et de 36% dans les journaux entre le 9 mars et le 11 avril par rapport à la même période l’an dernier.

Conséquence : les budgets sont nettement revus à la baisse. 30 % des annonceurs ont vu leur budget médias considérablement réduit et 28 % évoquent une baisse "raisonnable". Plus d’un marketer sur six indique que son budget a diminué. D’après les chiffres de l’institut Nielsen cités par l’étude, la pression publicitaire en télévision a ainsi reculé de près de 35% en TV, de 51% en radio et de 36% dans les journaux entre le 9 mars et le 11 avril par rapport à la même période l’an dernier.

Tout ceci alors que selon des données du CIM compilées par l’agence médias Space, la consommation de médias reste en forte croissance. Entre la mi-mars et la fin mai, la durée de vision de la télévision par la population active a augmenté de 35% dans la partie francophone du pays, tandis que le nombre de pages vues sur le web a crû de 32%.

Crédit d'impôts, le retour    

Pour tenter de relancer la machine, l’UBA relance son appel au gouvernement fédéral pour la mise en place d’incitants fiscaux pour des investissements dans les médias belges, sous forme de crédit d’impôts ou de déduction pour investissements limités dans le temps (jusqu’à la fin de l’année). Un tel incitant fiscal est dans l’intérêt des médias, mais aussi de l’économie globale, des consommateurs et de l’emploi, relève l’UBA qui a envoyé cette semaine au gouvernement une nouvelle demande conjointe avec l’ensemble des médias belges, un mois après la première.

L’UBA relance son appel au gouvernement fédéral pour la mise en place d’incitants fiscaux pour des investissements dans les médias belges, sous forme de crédit d’impôts ou de déduction pour investissements.

"Nous avons eu plusieurs contacts positifs avec de nombreux politiciens, notre démarche est notamment soutenue par le ministre flamand des Médias Benjamin Dalle (CD&V), assure Chris Van Roey, CEO de l’UBA ; la balle est à présent dans le camp du ministre des Finances Alexander De Croo (Open Vld)." Pour le patron de l’UBA, il y a réellement urgence, "car le temps d’adopter la mesure et de lancer de nouvelles campagnes de pub dans les médias, il peut s’écouler plusieurs mois".

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