Nicolas Finet entend voir Sortlist doubler de taille

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Après avoir connu une forte croissance en 2019, Sortlist, scale-up permettant de mettre en relation entreprises et prestataires marketing, ambitionne à nouveau de doubler de taille l’an prochain. C’est ce qu’assure Nicolas Finet, un de ses cofondateurs.

On n’a sans doute pas fini de parler de Sortlist, cette plateforme permettant aux entreprises de dénicher les prestataires marketing (agences de pub, de RP, digital, design, etc.) dont elles ont besoin.

Après avoir remporté fin novembre le "Deloitte Technology Fast 50" dans la catégorie "software" et terminé deuxième du classement général, la société wavrienne pilotée par Nicolas Finet en compagnie des trois autres cofondateurs Thibaut Vanderhofstadt, Michael Valette et Charles De Groote, entend poursuivre sa croissance. S’il n’en est pas le CEO, Nicolas Finet en est le responsable marketing et stratégie. Bref, le visage de Sortlist.

Début décembre, il indiquait à L’Echo que celle que l’on surnomme le "Tinder du marketing" doublerait de taille en 2019 (la société ne publie pas de chiffre d’affaires mais en 2018, sa marge brute d’exploitation s’élevait à 1,3 million d’euros, NDLR). "On vise la même croissance en 2020", annonce le jeune entrepreneur. Et d’ajouter dans la foulée: "Notre effectif devrait passer de 70 à 100 collaborateurs."

"On compte poursuivre notre expansion en Europe cette année. Notre objectif est d’être numéro un européen."
Nicolas Finet

Début 2020, Sortlist ouvrira en Allemagne et aux Pays-Bas ses 8e et 9e implantations. "On compte poursuivre notre expansion en Europe cette année", ajoute Nicolas Finet. "Notre objectif est d’être numéro un européen. Après les deux pays précités, l’Italie devrait être la prochaine étape", poursuit cet ingénieur de gestion sorti de Solvay.

Sûr de lui, le néotrentenaire (il a fêté ses 30 ans il y a quelques jours) a eu très vite le virus de l’entrepreneuriat puisque, dès la sortie de ses études en 2013, il fondait avec ses complices Team Corner, société de conseil en marketing digital qui deviendra Sortlist un an plus tard.

La forte croissance de cette pépite illustre les besoins des entreprises de bénéficier de services marketing de plus en plus pointus. Au début Sortlist avait identifié "seulement" une vingtaine d’expertises, aujourd’hui la demande est telle qu’elle a créé des sous-catégories dans des secteurs comme la réalité virtuelle, les chatbots, l’intelligence artificielle, etc. Sa base de données compte quelque 40.000 prestataires, dont 2.300 en Belgique. Soit ces partenaires sont identifiés par Sortlist grâce à ses propres algorithmes de recherche, soit ils se sont préalablement inscrits comme experts sur sa plateforme.

"Nous générons suffisamment de revenus régulièrement, nous ne sommes pas sous pression."
Nicolas Finet

La demande est telle que, après avoir levé 2 millions d’euros début 2019, Sortlist n’a, pour le moment, plus besoin de lever de nouveaux capitaux. "Nous générons suffisamment de revenus régulièrement, nous ne sommes pas sous pression", assure Nicolas Finet.

Quant à un intérêt d’un éventuel prédateur, Nicolas Finet estime qu’il ne faut jamais dire jamais mais que ce n’est vraiment pas à l’ordre du jour. "On ne va pas se laisser distraire par ce genre de signal, on prend toujours autant de plaisir qu’au début car on est toujours en phase de conquête et on a encore très faim!" Voilà qui a le mérite d’être clair.

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