Nouvelle polémique chez Facebook, l'action sanctionnée à Wall Street

Mark Zuckerberg ©REUTERS

A peine sorti d'un scandale sur la sécurité des données de ses utilisateurs, Facebook met les pieds dans un nouveau trou d'air après avoir embauché des lobbyistes très controversés. L'action a été sèchement sanctionnée à la Bourse de New York.

Une agence de relations publiques très controversée et ses méthodes plutôt douteuses ont précipité Facebook dans une nouvelle polémique en cette fin de semaine. Sheryl Sandberg, la numéro deux du réseau social, a teinté d'éteindre l'incendie en affirmant sur sa page Facebook jeudi soir ne rien avoir su. "Je ne savais pas que nous les avions employés et je ne savais rien de ce qu'ils faisaient, mais j'aurais dû", a écrit Sandberg.

Le PDG fondateur de Facebook, Mark Zuckerberg, avait lui aussi affirmé n'avoir entendu parler de Definers Public Affairs - une entreprise de relations publiques basée à Washington et aux méthodes musclées - qu'en lisant une enquête du New York Times parue mercredi. Dans cet article, le NYT critique Zuckerberg et Sandberg pour leur gestion des crises que traverse le réseau depuis plus d'un an, entre partage de données sensibles à l'insu des utilisateurs et campagnes de désinformation russes sur la plateforme pour influencer la présidentielle de 2016.

Dans l'article, Definers est accusé d'avoir diffusé de fausses informations pour tenter de discréditer les divers groupes qui critiquent Facebook et d'avoir tenté de les lier au philantrope-milliardaire George Soros, bête noire des républicains et cible d'innombrables attaques antisémites. Facebook a affirmé n'avoir jamais demandé à Definers de faire de la désinformation et Zuckerberg a sèchement condamné jeudi le choix de ses collaborateurs en affirmant que les méthodes de Definers ne correspondaient à la philosophie de Facebook.

Sandberg a affirmé de son côté qu'elle avait "le plus grand respect pour George Soros" et elle a jugé que les "théories du complot, antisémites, dirigées contre lui étaient abominables". Zuckerberg avait lui aussi fait part de son respect pour Soros malgré leurs différends. Comme Sandberg, Mark Zuckerberg est de confession juive.

"Nous demandons et insistons pour que Facebook fasse des excuses publiques."
Patrick Gaspard
Président de la fondation de George Soros

Pour Patrick Gaspard, président de la fondation de George Soros, Open Society Foundations, cela ne suffit pas. "Nous demandons et insistons pour que Facebook fasse des excuses publiques, pas seulement à George Soros et la Open Society Foundations, mais à tous les gens qui exercent leur liberté d'expression sur ces questions importantes", a-t-il dit sur la radio publique NPR ce vendredi.

Sandberg a promis sur la chaîne CBS "de regarder de près ce qui s'est passé" mais a indiqué que ses équipes lui avaient assuré que Facebook n'avait jamais payé pour diffuser des fausses nouvelles. Gaspard exige que Facebook lance une enquête indépendante et en rende les conclusions publiques.

A Wall Street, l'action est fortement sanctionnée ce vendredi, perdant 3,00%  sur la séance. 

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