Résultats financiers, audiences… la RTBF s'attribue un bon bulletin

Jean-Paul Philippot, administrateur général de la RTBF. ©BELGA

Les résultats financiers de la RTBF confirment l’embellie de ces dernières années alors que les audiences restent solides surtout en soirée.

Le rapport annuel de la RTBF, enfin publié, confirme la santé financière retrouvée du service audiovisuel public. En 2018, la RTBF a réalisé un EBITDA positif pour la douzième année consécutive. Il s’est affiché à 28,5 millions d’euros (26,9 en 2017) : un record.

Idem pour le résultat d’exploitation qui progresse légèrement à 14,2 millions tandis que le résultat net est triplé à 11,5 millions (une fois neutralisé le profit exceptionnel de près de 55 millions réalisée l’an dernier sur la vente des terrains de Reyers). Les recettes sont en croissance de 3,4% à 269,5 millions d’euros, malgré le léger repli des revenus publicitaires (70,8 millions contre 71 en 2017).

"Nous n'avons plus d'endettement"

La RTBF a en effet vu sa dotation augmenter de 4% tel que prévu par son contrat de gestion. "Ces résultats sont bons, mais ce que je retiendrai surtout c’est que nous n’avons plus d’endettement, se félicite l’administrateur général Jean-Paul Philippot. Notre trésorerie est supérieure aux emprunts qui nous restent soit un différentiel de 3,9 millions, c’est une première dans l’histoire de la RTBF. Il y a dix ans on avait une dette de plus de 100 millions !" 

Selon le patron de la RTBF, "c’est la conséquence d’une gestion rigoureuse et prudente qui nous permet  d’investir dans notre transformation numérique, l’humain et notre futur bâtiment." De fait, cette situation positive ne devrait pas durer puisque la RTBF va devoir réemprunter pour financer son nouveau siège, un investissement évalué entre 140 et 150 millions d’euros.

Audiences stables

Côté audiences, la RTBF signe sa deuxième meilleure saison en télévision (septembre 2018 fin mai 2019) avec 23,4% de parts de marché (en ne tenant donc pas compte de la Coupe du Monde) soit 1,5 million de Belges francophones touchés chaque jour au moins 15 minutes (34% de la population). "C’est stable, mais malgré tout très positif alors que la consommation globale de la télévision a tendance à stagner voire à diminuer", se réjouit Jean-Paul Philippot.

C’est surtout le prime time (20h30-22h30) qui a bien fonctionné avec 26,1% de parts de marché en moyenne. "C’est le meilleur de l’histoire de l’entreprise", claironne l’administrateur général selon lequel c’est l’ensemble des grilles qui ont bien performé et non pas un programme en particulier. En radio, le service public reste leader tandis que l’offre digitale poursuit sa croissance. La plateforme Auvio a vu son audience croître de 4% (793.000 personnes différentes par mois et 7,2 millions de vues) et les sites web de 22%. 

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