Social.Lab s'étend un peu plus en Europe

Cédric Van Kan, Yves Baudechon et Gilles Bindels: les dirigeants de l'agence marketing online Social.Lab. ©sociallab

Les dirigeants de Social.Lab, agence de marketing sur les réseaux sociaux, intègrent les "board" de 5 agences européennes d'Ogilvy pour répéter leur réussite bruxelloise.

Quand Yves Baudechon crée l’agence Social.Lab en septembre 2010 avec Gilles Bindels, Cédric Van Kan et Benjamin Snyers, l’ambition était de construire "un autre type d’agence publicitaire" dédiée uniquement aux réseaux sociaux. Dix ans plus tard, l’entreprise est présente aux quatre coins du globe et son expertise est très appréciée à l’étranger. Preuve en est, la récente arrivée de Social.Lab dans les comités de direction de plusieurs agences du groupe Ogilvy.

La force de Social.Lab, c’est d’avoir compris avant beaucoup de monde le potentiel immense qu’offrait les réseaux sociaux pour les annonceurs. À l’époque, le "ciblage" des consommateurs se faisait encore de façon artisanale. Depuis leurs bureaux de l’est de Bruxelles, le quatuor essaye alors de convaincre les annonceurs de se lancer sur les réseaux sociaux avec de véritables stratégies et un ciblage approfondi. La mayonnaise prend et c'est le début d'une succes story.

Le pari américain

L’aventure des quatre compères a pris un tournant décisif quand le groupe coté WPP entreprise qui regroupe des agences de publicité et de communication dans le monde entier a acquis 80% de Social.Lab. À partir de cette date, les ambitions internationales de Social.Lab ont pris forme avec des implantation évidentes aux Pays-Bas ou en France et des paris comme les États-Unis. L’antenne américaine de l’agence belge a été lancée par Benjamin Snyers dans un petit appartement new-yorkais face à des géants du secteur. Aujourd'hui, elle compte une centaine d’employés sur place. Idem pour l’Afrique du Sud qui est devenue l’une des antennes indispensable du réseau avec ses talents digitaux moins coûteux et anglophones.

"Il y a un énorme potentiel en France et en Allemagne, ce deal nous ouvre les portes de ces deux pays."
Yves Baudechon
Co-fondateur de Social.Lab

En 2016, l’agence bruxelloise absorbe Ogilvy Belgique pour former "Ogilvy Social.Lab". La croissance de la structure hybride qui a ses bureaux en face de la Gare centrale à Bruxelles impressionne jusqu’au top management d’Ogilvy et du groupe WPP. C’est donc assez logiquement que les deux directions ont demandé il y a quelques semaines aux fondateurs de Social.Lab de s’impliquer dans d’autres agences du groupe en Europe.

Cinq pays supplémentaires

Pour sceller le deal, le quatuor à échangé une partie de ses participations dans Social.Lab contre des participations dans les agences Ogilvy en France, en Allemagne, aux Pays-bas, en Suisse et en Pologne sans oublier la Belgique. "Il y a un énorme potentiel en France et en Allemagne, ce deal nous ouvre les portes de ces deux pays. L’idée est de répéter notre succès ici, dans ces agences européennes", explique Yves Baudechon. Les Belges intègrent les comités de directions de ces agences pour "transformer et insuffler notre envie d’entreprendre". Les objectifs sont aussi plus terre à terre: augmenter la profitabilité de chaque agence avec une croissance forte. "C'est une étape supplémentaire dans notre expansion", nous confie Yves Baudechon, co-fondateur de Social.Lab.

L'agence bruxelloise devenue internationale va devoir assurer sur tous les fronts car elle conserve ses antennes aux États-Unis, en Angleterre, en Afrique du Sud, à Dubaï et Singapour.

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