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Trente-six postes de journaliste ETP menacés à L'Avenir

©Belgaimage

A l’issue du premier conseil d’entreprise post-annonce du plan de restructuration, le personnel aux Editions de l’Avenir a décidé de ne pas partir en grève. Le directeur de la rédaction est par contre sur le grill.

Après l’annonce du plan de restructuration aux Editions de l’Avenir qui menace 60 équivalents temps plein, soit 70 personnes et un quart des effectifs de la société (qui compte 281 personnes), un premier conseil d’entreprise s’est déroulé ce vendredi. A en croire le personnel, "la réunion s'est avérée décevante".

La direction du quotidien régional a annoncé que sur les 60 emplois ETP menacés , 36 concernent les journalistes sur un total de 156. Vingt concernent les services commerciaux (sur 60) et quatre les services de support (sur 33). "Nous n‘avons pas appris grand-chose de plus déplore un des représentants du personnel, au niveau de la rédaction, on ne sait toujours pas quels services seront touchés, ni quels bureaux régionaux."

"Nous avons expliqué nos objectifs; c’est un vrai plan de redéploiement qui comprend d’ailleurs un important programme d’investissement notamment dans le digital."
Yves Berlize
Directeur général

Sur le site du quotidien, le personnel indique que la direction veut essayer de privilégier la piste des prépensions à 56 ans. Le timing s’annonce serré car la législation ne le permettra plus après le 31 décembre. Cinquante-six personnes pourraient être concernées par cette piste.

De son côté, la direction rappelle la nécessite de ce plan "pour assurer le futur de l’entreprise" commente le directeur général Yves Berlize; "nous avons expliqué nos objectifs; c’est un vrai plan de redéploiement qui comprend d’ailleurs un important programme d’investissement notamment dans le digital."

Le directeur de la rédaction sur la sellette

36
journalistes
Le plan de restructuration des Editions de l'Avenir menace 36 postes de journalistes équivalents temps plein.

La direction ajoute que le plan sera intégralement mis en place par le management actuel, y compris donc le directeur de la rédaction Philippe Lawson en lequel "nous maintenons toute notre confiance", souligne Yves Berlize. L’assemblée du personnel a en effet déclaré ne plus reconnaître Philippe Lawson "comme interlocuteur pertinent dans le cadre de son travail quotidien", ni "dans le cadre des négociations en cours sur le plan social et la réorganisation des rédactions, ainsi que dans le cadre des choix techniques à opérer".

Le personnel réclame que les deux rédacteurs en chef adjoints, Vincent Étienne et Olivier Deheneffe, prennent le "lead" de la rédaction. Contacté, Philippe Lawson n’a pas souhaité faire de commentaire, "par souci d’apaisement", nous a-t-il indiqué. Yves Berlize met quant à lui la réaction du personnel vis-à-vis du directeur de la rédaction "sur le coup de l’émotion".

Il avait par ailleurs été aussi question que les travailleurs, qui avaient déposé un préavis de grève après l’annonce de mardi, passent à l’action. Il n’en sera rien pour l’instant.  "Nous sommes dans la phase d’information, nous gardons cette cartouche lorsque l’on entrera dans le vif du sujet, c’est-à-dire à la phase de négociation" , indique notre interlocuteur.

La prochaine réunion est prévue le 5 novembre après la trêve de la Toussaint.

 
Il avait par ailleurs été aussi question que les travailleurs, qui avaient déposé un préavis de grève après l’annonce de mardi, passent à l’action. Il n’en sera rien pour l’instant.  "Nous sommes dans la phase d’information, nous gardons cette cartouche lorsque l’on entrera dans le vif du sujet, c’est-à-dire à la phase de négociation" , indique notre interlocuteur.

La prochaine réunion est prévue le 5 novembre après la trêve de la Toussaint.

 

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