Après un bond de 55%, UCB, l'Ovni du Bel 20, marque une pause

Avec un gain de 55% depuis le début de l'année, cette action belge ne connaît pas la crise. ©BELGA

En dépit de résultats semestriels supérieurs aux attentes, l’action d'UCB est restée quasi sans réaction ce lundi. Il faut dire qu’elle a déjà grimpé de plus de 50% cette année!

Bel exploit pour UCB dans le contexte économique que l’on connaît: le groupe pharmaceutique belge a dévoilé des chiffres semestriels supérieurs aux attentes des analystes. Que cela soit au niveau des revenus qui s’affichent en hausse de 9%, à 2,61 milliards d’euros (pour des estimations de 2,52 milliards), de l'ebitda récurrent en progression de 8%, à 783 millions d’euros, ou pour le bénéfice par action qui s’inscrit à 2,77 euros (contre 2,58 euros).

Comme le soulignent Sandra Cauwenberghs et Lenny Van Steenhuyse de KBC Securities ("acheter"; 119 euros), la performance des revenus revient aux ventes importantes réalisée par le Vimpat, soit 722 millions d’euros (+16%). L’antiépileptique affiche une forte croissance à deux chiffres dans toutes les zones géographiques et touche un nombre croissant de personnes souffrant de cette maladie, précise UCB dans un communiqué.

+55%
Depuis le début de l'année, l'action UCB s'est envolée de 55%.

Le plus gros contributeur reste toutefois le Cimzia, avec un chiffre d’affaires de 842 millions d’euros (+8%), tandis que la croissance la plus forte revient au nouvel antiépileptique Briviact, avec un bond de 40%, à 144 millions d’euros.

Fine bouche

Malgré ce beau bilan de mi-parcours, le marché a fait la fine bouche ce lundi matin, le titre restant stable dans une tendance baissière. Ce manque d’enthousiasme peut s’expliquer pour deux raisons.

UCB a déjà beaucoup donné, pourrait-on dire. Depuis le début de l’année, l’action s’est envolée de 55% ce qui en fait la star incontestable du Bel 20. Si l’on prend le plus bas de mars, à 62 euros, la hausse s’élève à 77%!

Seule argenx peut se targuer d’un bilan annuel du même tonneau (+52%). Ces deux actions surperforment le Bel 20 (-14%), bien entendu, mais aussi l’indice sectoriel européen (-0,5%).

Les prévisions d’UCB expliquent également l’absence de réaction du titre. Elles sont maintenues, alors que le marché espérait une révision à la hausse.

Ce parcours remarquable, le groupe pharma le doit aux résultats positifs de différents essais cliniques testant le bimekizumab dans le traitement du psoriasis. Vendredi, il a encore démontré sa supériorité face à un médicament de Novartis. Thomas Guillot, de Degroof Petercam ("conserver"; 110 euros), évalue désormais à 2,6 milliards d'euros le pic de vente que pourra atteindre ce produit.

Prévisions maintenues

Les prévisions d’UCB expliquent également l’absence de réaction du titre. Elles sont simplement maintenues alors que le marché espérait une révision à la hausse.

UCB table donc toujours, pour 2020, sur un chiffre d’affaires compris entre 5,05 milliards et 5,15 milliards d’euros, un ebitda sous-jacent à 26-27% du chiffre d’affaires et un bénéfice de base par action entre 4,40 et 4,80 euros.

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