Asit Biotech est en réorganisation judiciaire

Michel Baijot, le CEO d'Asit Biotech, est bien décidé à sauver la société.

Le tribunal de l'entreprise de Liège vient d'accorder un délai de quatre mois à Asit Biotech pour qu'elle puisse se remettre sur les rails. L'échec de la phase III du produit phare de la société a forcé celle-ci à envisager de réduire la voilure.

Asit Biotech, la société active dans le traitement des allergies par immunothérapie, vient de se mettre à l'abri de ses créanciers par le biais de la réorganisation judiciaire (PRJ), a-t-on appris mardi soir auprès de Patrick Della Faille, le conseil de la société. Le tribunal de l'entreprise de Liège a octroyé cette PRJ par accord collectif pour un délai de quatre mois. Les responsables de la biotech comptent mettre ce laps de temps pour tenter de remettre la société sur les rails et restructurer sa dette.

Constat d'échec

On le sait, la société est confrontée à des difficultés depuis le constat d'échec, en novembre dernier, de la phase III de son produit phare, le gp-Asit, visant le traitement des allergies aux pollens de graminées. À ce moment, la société avait fait connaître son intention de réduire la voilure en ce qui concerne ses effectifs et son endettement. 

Après avoir échoué une première fois à introduire une PRJ, la société a donc réussi à se mettre à l'abri de ses créanciers. Au cours de cette procédure, trois parties ont fait intervention volontaire, signalant de la sorte leur intention d'entrer dans la procédure. Il s'agit de Thierry Legon, l'ancien CEO d'Asit Biotech qui réclame des indemnités à la société, d'Icon, le principal créancier d'Asit Biotech et de deux obligataires. À l'exception de l'ancien CEO, tous ont soutenu cette demande de PRJ, a précisé Patrick Della Faille. "On va sauver ce qu'il y a moyen de sauver, nous avons de l'espoir", a conclu l'avocat de la société.

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