Asit Biotech va lever 30 millions pour assurer sa pérennité

©Jonas Roosens

La biotech belge entend bien mener sa deuxième étude de phase III sur la rhinite.

Asit Biotech n’est pas dans les cordes: fortement malmenée en Bourse à deux reprises ces derniers mois à la suite de communications sur les résultats de ses développements cliniques, la biotech belge spécialisée dans l’immunothérapie pour le traitement des allergies va poursuivre son cheminement. Elle prépare une nouvelle levée de fonds pour assurer le développement de ses produits.

La société va émettre en décembre, après approbation de l’assemblée générale, un total d’un maximum de 3 millions d’actions nouvelles. Une souscription qui interviendra sous la forme d’un placement privé, assortie de deux warrants. Au total, à terme, Asit Biotech espère lever de l’ordre de 30 millions d’euros.

Cette deuxième étude sera supervisée par un renfort de poids, le docteur Marie-Etienne Pinelli.

De nouveaux moyens qui doivent permettre à la biotech, que certains analystes voyaient à court de liquidités début 2018, de mener une deuxième étude de Phase III pour son produit phare, un traitement de la rhino-conjonctivite aux pollens de graminées. Cette deuxième étude sera supervisée par un renfort de poids, à savoir le docteur Marie-Etienne Pinelli, une experte en développement clinique de médicaments antiallergiques qui avait conduit les études ayant mené au Zyrtec et au Xyzal chez UCB .

Nous avons interrogé le CEO d'Asit Biotech sur l'actu de sa société. Il défend les résultats de phase III pour le produit pour le traitement de la rhino-conjonctivite aux pollens de graminées: "L'étude sur la rhinite nous a montré que nous avons un produit efficace". La suite ICI


C’est l’annonce, il y a quelques mois, de résultats mitigés d’une première étude en phase III sur la rhinite qui avait déclenché une sanction impitoyable du marché. Une descente aux enfers boursière que le CEO, Thierry Legon, estime non justifiée, tant il est fréquent qu’un médicament ne soit approuvé que sur la base de deux études positives en phase III.

Les nouveaux moyens financiers seront également consacrés aux développements des produits pour les allergies alimentaires. En revanche, le développement clinique du produit pour les allergies contre les acariens, source de la deuxième dégelée boursière de fin octobre, est quant à lui mis entre parenthèses.

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