Lancement de la construction du premier centre de protonthérapie belge

©IBA

IBA, qui signe son 48e contrat en vue de développer un centre de protonthérapie, voit aujourd'hui le lancement de la construction du premier centre belge de traitement du cancer utilisant sa technologie. Ce centre, qui traitera les premiers patients dès 2019, sera installé au Gasthuisberg à Louvain.

La construction de ParTICLe, le premier centre belge de protonthérapie, a débuté sur le site du Health Sciences Campus Gasthuisberg, à Louvain, annoncent les Cliniques universitaires Saint-Luc, l'Université catholique de Louvain (UCL) et l'UZ Leuven. Lors de la signature entre IBA et les acteurs hospitaliers, la date d'ouverture avait été fixée à 2018. Mais les premiers patients belges à bénéficier de la protonthérapie devraient plutôt être traités à la mi-2019.

Le nouveau centre comprendra deux parties: un espace pour le traitement clinique des patients et un autre bunker pour la recherche de haute technologie. Chaque bunker sera équipé de son propre accélérateur de particules ou cyclotron. Les appareils de protonthérapie seront donc livrés et installés par IBA.

La protonthérapie est une forme novatrice de radiothérapie "qui irradie de manière très ciblée les tumeurs malignes, endommageant ainsi moins de tissus sains", précisent les Cliniques universitaires Saint-Luc et l'UCL.

Le nombre de patients belges qui entrent en ligne de compte pour la protonthérapie est estimé chaque année entre 150 et 200. Actuellement, les patients doivent se rendre dans des centres étrangers, comme à Heidelberg, en Allemagne ou Zurich, en Suisse. Mi-2019, les premiers patients pourront être traités à Louvain.

ParTICLe est issu d'une collaboration entre cinq hôpitaux universitaires:
-> La KU Leuven,
-> L'UCL,
-> L'UZ Gent,
-> L'UZ Antwerpen et
-> l'UZ Brussel.

Ce centre de protonthérapie pourra collaborer avec 80% des centres de radiothérapie du pays.

"La collaboration tant clinique que scientifique entre nos institutions académiques et hospitalières laisse présager d'une part, la conduite de traitements à la pointe des indications actuelles en oncologie, et d'autre part, le développement de programmes de recherche propres à élargir les limites de nos connaissances", souligne Vincent Grégoire, Professeur ordinaire aux cliniques universitaires Saint-Luc.

A savoir

• Le cancer est la première cause de décès en Belgique. Environ 70 000 cas sont détectés par an
• Actuellement 50% des patients atteints de cancer sont traités par radiothérapie
• Le nouveau centre devrait accueillir environ 5.000 nouveaux patients par an
• La protonthéraîe est une technique particulièrement intéressante pour combattre le cancer chez l’enfant et certains cancers rares chez l’adulte (tumeurs à la base du crâne, proches de la colonne vertébrale ou tumeurs proches du nerf optique par exemple).

 

 

Le coût total est évalué à 45 millions d'euros, dont 6 millions pris en charge par Saint-Luc et l'université de Louvain-La-Neuve.

 

La Wallonie avait elle aussi annoncé en 2014 son intention de débloquer 47 millions d'euros pour la construction d'un centre de protonthérapie à Charleroi.

IBA en Afrique aussi

La société néo-louvaniste, spécialiste dans le développement de solutions de diagnostique et de trairement de cancer, continue sa conquête du monde. Après la Chine, l'Espagne, le Japon...  IBA annonce la signature d'un contrat pour installer le premier centre de protonthérapie en Afrique. Il s'agit pour IBA du contrat pour la 48e installation de protonthérapie, et 19e pour un ProteusOne, la solution compacte.

Le Children’s Cancer Hospital Foundation Egypt (CCHF), une ONG égyptienne, souhaite en effet installer le Proteus, solution compcte d'IBA, à l’hôpital 57357 du Caire. Les premiers patients seront traités dès 2020.

"Nous sommes heureux de collaborer avec IBA pour fournir une technologie de pointe aux patients atteints d’un cancer, une première en Egypte. Nous avons pour ambition de devenir un centre d’excellence en radiothérapie en Afrique et plus largement, dans le Moyen Orient," indique le CEO de l'ONG, le Professeur Sherif Abouelnaga.

Le contrat porte sur la livraison de l'installation et la maintenance à long-terme. "Le prix habituel d’une solution Proteus incluant un contrat de maintenance varie entre 35 et 40 millions d'euros", précise IBA dans un communiqué.


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