Le rush dans les biotechs pour accroître le dépistage

Des voix s'élèvent en faveur d'un dépistage systématique du coronavirus auprès des patients et du personnel soignant. ©Sven Hoppe/dpa

Doit-on ou non évoluer vers un dépistage systématique du Covid-19 pour tous les malades et le personnel soignant? Certains le réclament, d'autres pointent le manque de moyens. Et pourtant, dans les laboratoires des biotechs et des universités, on s'active.

Depuis plusieurs jours, des voix s'élèvent en faveur d'un dépistage systématique du coronavirus auprès des patients et du personnel soignant. Une requête qui se heurte au manque de tests disponibles.

Et pourtant, les nouvelles émanant de biotechs foisonnent. La semaine dernière, Curetis avait indiqué disposer d'un test certifié en Chine, mais aussi en Europe, qui permettrait un dépistage en temps réel. 

BioMérieux affirme aussi avoir déjà reçu l'autorisation du régulateur américain pour l'utilisation en urgence d'un test de dépistage du Covid-19.

Détecter les anticorps

À Liège, ZenTech, la société de biotechnologie spécialisée dans la production d’instruments de diagnostic pour la détection de maladies rares chez le nouveau-né est en mesure de fournir des kits de test très rapides pour le coronavirus. Un premier lot va être utilisé par le CHU. 

Il s’agit d’un test sanguin de détection d'anticorps mis au point par une entreprise chinoise partenaire de ZenTech, qui produit un test de diagnostic en une dizaine de minutes. Le test a été largement utilisé par le CDC (Centres de contrôle et de prévention des maladies) chinois dans le cadre de la lutte contre les infections à COVID-19 et est désormais disponible pour le monde entier. 

Ces tests peuvent être utilisés pour le dépistage rapide d’identification des porteurs sains (individus porteurs du virus qui ne développe pas la maladie) et des individus malades. Des études récentes suggèrent qu'un pourcentage élevé de patients ne présentent aucun symptôme clinique du virus, le dépistage de ces patients est donc d'une importance vitale. L’utilisation de ce type de test immunologique est idéale pour les hôpitaux, les cliniques et les laboratoires d'essai. Il pourrait être déployé efficacement à plus grande échelle dans la plupart des collectivités (maison de repos, entreprises, les écoles, les aéroports, les ports maritimes et les gares, etc.).

1.000
échantillons
Le CHU de Liège a acquis un robot qui permet d'analyser 1.000 échantillons par jour.

D'autres biotechs sont également sur le coup avec des procédés quasi prêts, mais pour lesquels il manque parfois encore certains composants. C'est le cas d'Eurogentec. L’entreprise liégeoise affirme être en mesure de fournir des réactifs pour réaliser jusqu'à 5 millions de tests suivant la méthode élaborée par l’Université de Namur. Mais la Belgique manque d’écouvillons buccaux pour monter en puissance. 

La robotique en soutien

Dans les laboratoires des universités, on s'active également à développer des techniques de dépistage permettant d'accroître le nombre d'analyses par jour. Il serait question de 2.000 échantillons analysés chaque jour en plus.

Enfin, la robotique, elle aussi, s'invite dans la lutte contre la pandémie. Le CHU de Liège a acquis, par exemple, un robot qui permet d'analyser 1.000 échantillons par jour. 

Reste donc une question: la Belgique veut-elle évoluer vers un dépistage systématique ou non?

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