TheraVet lorgne le marché vétérinaire américain

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TheraVet, une jeune entreprise carolo spécialisée dans les maladies ostéo-articulaires des animaux de compagnie, vient de créer une filiale au Texas. Créée par Enrico Bastianelli, la biotech ambitionne de percer sur le marché vétérinaire américain avec un traitement visco-antalgique à base d’acide hyaluronique de nouvelle génération, conçu pour soulager l’arthrose chez le chien.

Une nouvelle biotech wallonne s’attaque au marché vétérinaire américain: TheraVet, une jeune entreprise carolo spécialisée dans les maladies ostéo-articulaires des animaux de compagnie, vient de créer une filiale au Texas. Détenue entièrement par sa maison mère, la petite société, située dans la ville universitaire de College Station, est chargée de mener à bien l’enregistrement du produit phare de TheraVet, un traitement destiné à soulager l’arthrose chez le chien.

"L’idée de s’établir aux USA est venue très tôt."
Enrico Bastianelli
CEO de TheraVet

Installée dans le Biopark à Gosselies, TheraVet a été créée en 2017 par l’ancien CEO et fondateur de Bone Therapeutics, Enrico Bastianelli. Ce dernier a levé 1,25 million auprès d’investisseurs privés et institutionnels (Idelux, Investsud, Theodorus…) pour cette start-up, créée à l’origine sous le nom de BoneVet.

"L’idée de s’établir aux USA est venue très tôt", explique le CEO de TheraVet. "Quand on a fait l’analyse des business plans, on s’est rendu compte que le marché vétérinaire américain représentait 50 à 60% du marché mondial et connaissait une croissance régulière."

Avec environ 90 millions de chiens, l’Amérique du Nord est le principal marché des soins de santé pour les animaux de compagnie. Les acteurs du monde de la biopharma prennent de plus en plus conscience de la vigueur de ce segment rentable et assez peu risqué. Même si le marché de la santé animale n’est qu’une goutte d’eau par rapport à celui, énorme, des médicaments pour humains, il comporte en effet certains avantages. La taille des études est souvent plus faible que pour les hommes. Ce qui fait que l’accès au marché et aux revenus peut s’avérer plus rapide, parce que les produits peuvent être validés plus vite, même s’il faut suivre une réglementation spécifique analogue à celle des traitements pour l’humain.

Deux améliorations

Le premier objectif de TheraVet USA sera de mener une étude de confirmation clinique aux Etats-Unis pour confirmer l’innocuité et l’efficacité du "Visco-Vet", un traitement visco-antalgique à base d’acide hyaluronique de nouvelle génération conçu pour réduire la douleur et la boiterie associées à l’arthrose chez le chien. "Le produit est amélioré sur deux propriétés principales" fait valoir Enrico Bastianelli. "Le temps de résidence dans l’articulation est très supérieur à celui d’un acide hyaluronique classique, et il comporte en plus des propriétés antalgiques et anti-inflammatoires importantes." Actuellement, les traitements de l’arthrose chez le chien sont soit limités à la gestion de la douleur, soit très invasifs, avec de la chirurgie.

"Une étude pilote est déjà en préparation en Europe", précise encore Enrico Bastianelli. Nous espérons entamer l’étude américaine dans le courant 2020. Il y a tout un aspect réglementaire important, dont les contacts avec la FDA. Mais il est possible que le produit soit d’abord lancé aux USA avant d’être lancé en Europe, ou en tout cas en même temps. TheraVet USA contribuera à générer des revenus rapides pour la société."

Le début des activités américaines de la jeune société de biotechnologie wallonne a été facilité par les contacts approfondis entretenus par l’Agence wallonne à l’exportation (Awex) avec la Texas A&M University. L’université américaine, réputée pour ses facultés vétérinaires, va apporter son soutien et son expertise à l’étude US en tant que centre investigateur. TheraVet s’est vu par ailleurs octroyer sous licence une technologie unique d’implant hydrogel développée par une professeure de l’Université.

Enfin, TheraVet a également bénéficié d’un coup de pouce financier de la Sofinex, une filiale de l’Awex, de la Sowalfin et de la SRIW qui aide les entreprises wallonnes à exporter et à investir à l’étranger en leur facilitant l’accès aux financements. Ce qui devrait permettre a priori de mener à bien l’étude US sans levée de fonds.

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