UCB, en croissance sensible, garde le cap

UCB explique la croissance sensible de son chiffre d'affaires notamment par la bonne performance de son portefeuille de produits.

UCB a surpassé les attentes des analystes avec un chiffre d’affaires de 2,6 milliards d’euros (+12%) au premier semestre. Les prévisions pour 2020 sont maintenues.

Business as usual pour le groupe biopharmaceutique belge UCB , qui poursuit sa marche en avant. Le premier semestre 2020 s'est soldé par un chiffre d’affaires de 2,61 milliards d'euros (+12%), dépassant ainsi le consensus des analystes qui tablaient sur 2,47 milliards d'euros.

L'antiépilepsie reste plus que jamais un créneau d'activité central pour UCB.

La rentabilité, exprimée par l'ebitda sous-jacent, surpasse, elle aussi, les attentes des analystes. Elle progresse de 8% à 783 millions d'euros. Le ratio d’ebitda ajusté (récurrent) du premier semestre atteint 30%. C'est un peu moins que les 31% du premier semestre 2019, mais les dépenses d’exploitation, qui reflètent les investissements, ont augmenté.

On notera ainsi que des dépenses de restructuration et des frais liés à l’acquisition des biotechs américaines Ra Pharma - une filiale à 100% depuis avril - et Engage Therapeutics se sont élevées à 95 millions d'euros.

Produits performants

La croissance sensible du chiffre d'affaires s’explique notamment, selon UCB, par la bonne performance du portefeuille de produits. Le Cimzia, un traitement de la polyarthrite rhumatoïde, de la maladie de Crohn et du psoriasis, reste la figure de proue avec 842 millions d'euros (+8%).

2,61 milliards
d'euros
Le chiffre d’affaires d'UCB a atteint 2,61 milliards d'euros (+12%) au premier semestre, dépassant le consensus des analystes.

L'antiépilepsie reste plus que jamais un créneau d'activité central pour UCB. Le Vimpat est en forte croissance (+16%, à 722 millions d'euros de revenus) et, demi surprise, le Keppra résiste bien à la pression des génériques puisque les ventes nettes ont bondi de 13%, à de 419 millions d'euros. C'est surtout en Europe qu'elles se sont redressées après un ajustement local ponctuel du montant de la ristourne au cours de l’exercice 2019. Enfin, le nouvel antiépileptique Briviact poursuit sa marche en avant (+40%, à 144 millions d'euros).

Seul petit bémol, le Neupro, un patch qui cible la maladie de Parkinson, continue de plafonner: les ventes nettes ont atteint 156 millions d'euros (-1%), en raison d'un "environnement commercial concurrentiel".

Prévisions maintenues

Les dépenses de R&D ont été accrues de 21%, à 689 millions d'euros. Cette progression est liée, notamment, aux premières dépenses de R&D destinées au développement de la nouvelle filiale Ra Pharma, aux investissements dans cinq produits dans le pipeline, mais aussi aux frais d’abandon (38 millions d'euros) liés à l’arrêt du développement du padsevonil, un traitement lié à l'épilepsie dont les études cliniques n'ont pas donné de résultats suffisamment tangibles. Le ratio de R&D a ainsi atteint 26% au premier semestre 2020, contre 24% un an plus tôt.

Ces résultats favorables permettent à UCB de maintenir ses prévisions pour 2020. Le chiffre d’affaires devrait osciller entre 5,05 et 5,15 milliards d'euros. La marge d'ebitda ajusté devrait se situer entre 26 et 27% et le résultat net par action de l’ordre tourner entre 4,40 et 4,80 euros, pour un nombre moyen de 188 millions d’actions en circulation.

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