Antelope lève 9 millions d'euros pour ses auto-tests

Antelope développe, entre autres, un test respiratoire qui permet de dépister en une seule fois différents virus de la grippe. ©Photo News

Antelope développe des tests à domicile de la taille d'un smartphone. La société gantoise travaille notamment sur un auto-test pour détecter le Covid-19.

Antelope, une jeune pousse gantoise qui développe des appareils de tests diagnostiques à domicile de la taille d'un smartphone, vient de lever 9 millions d'euros pour financer ses recherches.

Grâce à cet argent frais, la société de technologie médicale (medtech) flamande, une spin-off de l'UGent, pourra poursuivre le développement clinique du premier auto-test des maladies sexuellement transmissibles (chlamydia et gonorrhée), qui fonctionne sur la base d'un échantillon d'urine.

Des biomarqueurs

Antelope développe également un test respiratoire qui permet de dépister en une seule fois différents virus de la grippe (Influenza), mais également le Sars-CoV-2 ou Covid-19. Ce test, effectué sur la base d'un prélèvement nasal, pourra se faire à domicile, limitant ainsi les risques de transmission. Pour le Covid, les auto-tests sont toujours interdits par l’Agence fédérale des médicaments et des produits de santé (AFMPS), mais la situation devrait évoluer.

D'autres développements en cours visent des tests quantitatifs de biomarqueurs protéines utilisant un échantillon sanguin via une piqûre indolore au doigt.  

50/50
L'augmentation de capital a été souscrite à 50/50 par un consortium d'investisseurs emmené par Whitefund et par les actionnaires existants.

Antelope souhaite développer une large gamme de tests permettant à chacun de mesurer les paramètres pertinents dans l'environnement domestique, comme la différence entre maladies d'origine virale et bactérienne. Cela peut concerner des infections aiguës ou le suivi des affections chroniques, et ce, sur la base de différents types d'échantillons.

Le système des tests d'Antelope est basé sur une technologie innovante de "lab-on-chip" et vise à effectuer des tests de haute qualité sur n'importe quel échantillon liquide, sans étapes complexes et sans préparation de l'échantillon. Ils fonctionnent avec une puce photonique qui convertit la lumière en données.

Un soutien de Whitefund

L'augmentation de capital a été souscrite à 50/50 par un consortium d'investisseurs emmené par Whitefund et par les actionnaires existants. Whitefund est un nouveau fonds d'investissement belge créé en 2019 et spécialisé dans les jeunes pousses de la medtech. Ses actionnaires sont l'invest liégeois Noshaq, le fonds de pension Ogeo, le fonds d'investissement à gestion paritaire Invest For Jobs, la SFPI (fédéral), ainsi que le holding de la Région bruxelloise finance&invest.brussels, la mutualité Solidaris, le Centre hospitalier universitaire de Liège et Marc Nolet, le CEO de PhysIOL.

Antelope compte une quinzaine d'employés et est situé à Bioscape, le campus biotechnologique de Gand-Zwijnaarde.

Il s'agit du premier investissement de ce fonds dont la solidité financière est de 20 millions d'euros, avec pour objectif de financer environ les 10 projets medtech les plus prometteurs. Michel Baijot, Président de Whitefund, rejoindra le conseil d'administration d'Antelope.

Parmi les actionnaires d'origine de la medtech, on retrouve, par ailleurs, Rudi Mariën (ex-Innogenetics, la première société biotech en Flandre) et Jos Sluys, avec son fonds d'investissement familial Saffelberg.

Antelope, dont la PDG est Hilde Windels, compte une quinzaine d'employés et est situé à Bioscape, le campus biotechnologique de Gand-Zwijnaarde.

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