Asit biotech n'a pas séduit l'investisseur belge

©Jonas Roosens

L'entreprise belge de biotechnologie est entrée en Bourse ce mercredi matin à 7 euros, soit le bas de la fourchette. A peine 1% des actions ont été souscrites par des Belges. D'emblée, le titre est parti à la baisse pour terminer sur un recul de 3,59%, 0,25 euro sous son prix d'introduction.

Asit biotech a bouclé son introduction en Bourse et levé 23,5 millions d’euros. Le prix définitif a été fixé à 7 euros -soit le bas de la fourchette- ce qui représente une capitalisation boursière d’environ 93,1 millions d’euros, ou 95,4 millions d’euros dans l’hypothèse de l’exercice intégral de l’option de surallocation.

La négociation des actions a débuté ce mercredi sur les marchés réglementés d’Euronext Bruxelles et Paris. D'emblée, la cotation s'est inscrite à la baisse.

Asit biotech est une société belge de biotechnologie spécialisée dans le développement et la commercialisation de produits d’immunothérapie de nouvelle génération pour les allergies. "Cette IPO soutiendra la forte dynamique établie par nos réalisations et nous permettra de porter notre produit gp-ASIT+ (médicament contre l'allergie au pollen) en phase III", a déclaré le CEO Thierry Legon.

Impact de la taxe sur la spéculation?

A noter que 10% des actions offertes ont été souscrites par des investisseurs particuliers surtout en France et un peu en Belgique. Au total, des Belges n'ont souscrit qu'à 1% des actions. La taxe sur la spéculation aurait-t-elle freiné les investisseurs belges?

La taxe sur la spéculation est un impôt de 33% qui se calcule sur les plus-values réalisées si des actions ont été vendues dans les six mois suivant leur achat.

Les investisseurs qui souscrivent à une IPO souhaitent généralement revendre rapidement leurs actions et cela est d'autant plus vrai dans le secteur des biotechs qui est particulièrement spéculatif. Mais voilà que depuis le 1er janvier 2016, la taxe sur la spéculation est venue compliquer le tableau. 

Vincent Van Dessel, le président d’Euronext Bruxelles, avait déjà mis en garde contre cette taxe en octobre dernier, craignant des conséquences négatives sur les futures introductions en Bourse. "Je pense qu’on a sous-estimé l’impact de cette taxation sur l’économie et sur l’investisseur. Par la suite, les entrepreneurs pourraient aussi être refroidis" avait-il déclaré. Il rappelait également qu'en 2012, lorsque le précédent gouvernement avait adopté la taxation de 21% + 4% du précompte mobilier, à déclarer au fisc, la part des actions cotées à Bruxelles des plus petites sociétés a chuté de 40%.

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