Berenberg sort Fagron de sa torpeur boursière

Dirigée par Rafael Padilla, Fagron a vu son ebitda récurrent progresser de 6% en 2020. ©Merlijn Doomernik

Berenberg estime que le cours de l'action Fagron ne reflète pas le potentiel du groupe. Il a relevé son target à 27 euros. Le titre a gagné 2,4% en clôture.

Fagron a fait preuve de résilience durant la pandémie alors que les marges ont subi une certaine pression. Toutefois, le ralentissement en Europe reste inquiétant étant donné que ce continent intervient à hauteur de 50% environ dans les ventes de l'entreprise belge.

C’est de cette façon que Lenny Van Steenhuyse, de KBC Securites ("conserver" ; 21,5 euros), résumait la semaine dernière les résultats annuels du groupe spécialisé dans les préparations pharmaceutiques magistrales.

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euros
Berenberg a relevé son objectif de cours à 27 euros, contre 24 euros avant.

On rappellera que Fagron a généré l’an dernier un chiffre d’affaires en hausse de 4% - et de 12% à taux de change constants - à 556 millions d’euros et un ebitda récurrent de 123,9 millions, en progression de 5,9% - et de 15% à taux de change constants. Les actionnaires recevront un dividende de 18 centimes d’euro, contre 15 centimes pour l’exercice précédent.

Point d'entrée attrayant

Ce matin, Berenberg a donné un coup de fouet à l’action, qui vivote paresseusement depuis un an. Le broker a relevé son objectif de cours à 27 euros, contre 24 euros auparavant, et a réitéré son conseil d’achat. Il estime que la valorisation actuelle en bourse est le fruit d'une mauvaise évaluation du titre, mais qu'elle constitue un point d’entrée attrayant. Après avoir bondi de 7% en matinée, le titre a pris 2,4% en clôture.

"Le mix plus large de produits et de clients devrait soutenir une accélération de la croissance organique aux États-Unis."
Beatrice Allen
Analyste chez Berenberg

Dans une note intitulée "Un actif sous-évalué avec beaucoup de potentiel", Beatrice Allen estime que Fagron pourrait bénéficier, cette année, d’une accélération organique et d'opportunités de fusions et acquisitions. La société profitera également de plusieurs tendances structurelles comme le vieillissement de la population.

Perspectives américaines

L’analyste pointe surtout l’amélioration des perspectives aux États-Unis. Au cours de 2020, la société y a enregistré 40 nouveaux produits et 35 autres sont planifiés pour 2021. En outre, en raison de la pandémie, de nombreux hôpitaux ont accéléré le processus pour inclure des sous-traitants à leur liste de fournisseurs.

Cela a soutenu la forte dynamique d’intégration du groupe, avec plus de 100 nouveaux clients en 2020 utilisant ses installations de Wichita, une entité spécialisée dans les préparations stériles, note l’analyste. "Ce mix plus large de produits et de clients devrait épauler une accélération de la croissance organique dans cette région, une fois que les soins non urgents auront repris leur rythme normal."

L’Europe ne serait pas en reste à moyen terme. Les facteurs régulatoires positifs qui ont dopé la croissance aux États-Unis pourraient franchir l’Atlantique, estime Beatrice Allen.

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