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Bertrand Alexandre veut faire de Gosselies un pôle biotech majeur en Europe

Florence Bosco était à la tête du BioPark depuis 5 ans. Son successeur, Bertrand Alexandre, est notamment passé par GSK et Celyad.

Bertrand Alexandre devient le nouveau CEO du BioPark de Gosselies. Il remplace Florence Bosco, qui va diriger une société américaine qui rejoint le pôle carolo des sciences du vivant.

Du changement à la tête du Brussels South Charleroi BioPark (BSCB): le français Bertrand Alexandre succède à Florence Bosco, qui a décidé de prendre la direction d'une nouvelle biotech après avoir piloté pendant cinq ans le pôle carolo des sciences du vivant, actuellement en forte expansion.

Diplômé en sciences économiques et commerciales, Bertrand Alexandre affiche une solide expérience de 30 ans dans la pharmacie et la biotechnologie. Il est passé par Sanofi, Boston Consulting Group, GSK, Boehringer Mannheim et Celyad. En 2020, il a contribué à la création au Royaume-Uni, avec un ancien chercheur de Celyad, d'une start-up en thérapie cellulaire, dont il a établi le business plan.

85
acteurs
Né il y a deux décennies d’une stratégie initiée par l’ULB et la Région wallonne, le BioPark regroupe dans le bassin carolo quelque 85 acteurs dans les domaines de la biotechnologie et de la biopharmacie.

Le nouveau CEO aura pour mission de faire croître et d'étendre le Biopark et ses 85 membres, comprenant des start-ups locales, des entreprises internationales, des institutions académiques et des hôpitaux. Une priorité sera d'attirer de nouvelles entreprises, y compris internationales, dans le cadre de l'ambitieux déploiement de nouvelles installations en cours. D'ici à 2024, trois nouveaux bâtiments offrant une capacité cumulée de près de 30.000 m2 vont en effet être édifiés. Ceux-ci permettront de doubler la capacité d'accueil des installations de Gosselies.

"La décision de construire de nouvelles surfaces très importantes va nous permettre d'aller à l'étape suivante, qui est de faire de ce parc un pôle majeur en Europe pour tout ce qui est biotechnologie. Il faudra donc aller chercher des sociétés, en Europe, mais aussi et surtout aux USA, pour qu'elles viennent s'installer ici. On va aller plus au-delà de nos frontières", a fait valoir le nouveau CEO du BioPark.

"Il faudra donc aller chercher des sociétés en Europe, mais aussi et surtout aux USA."
Bertrand Alexandre
Nouveau CEO du BioPark

Né d’une stratégie initiée par l’ULB et la Région wallonne, le bassin du BioPark, qui était à l'origine un campus universitaire, représente environ 3.000 emplois de plus de 30 nationalités différentes répartis entre le site de Charleroi nord et quelques autres implantations dans la région, dont Seneffe. Un chiffre qui ne cesse d'augmenter et qui devrait doubler en dix ans, tant l'essor du secteur se confirme. Quelque 150 postes sont d'ailleurs ouverts en permanence au sein du BioPArk, qui va accueillir en septembre la EU Biotech School, le centre de formation consacré aux métiers du monde de la biotechnologie.

3.000
Emplois
Le bassin du BioPark représente environ 3000 emplois de plus de 30 nationalités différentes.

Ces dernières années, l'empreinte industrielle du pôle s'est accrue considérablement, avec l'extension des capacités de production dans le domaine des thérapies géniques et cellulaires, qui représentent 20% des capacités européennes dans ce secteur. "Mais on ne veut pas nécessairement se restreindre à un domaine en particulier, parce qu'il y a aussi des sociétés actives en immuno-oncologie et parce qu'on s'intéresse également au digital, avec lequel on peut établir des synergies à Charleroi", ajoute Bertrand Alexandre.

Des pépites locales

La stratégie d'internationalisation de l'écosystème a en réalité déjà commencé puisque deux poids lourds américains (Catalent Pharma et Thermo Fisher Scientific) et deux entreprises canadiennes (CellCarta et Nexelis) se sont installés dans le Hainaut en reprenant des pépites locales comme MaSTherCell, Delphi Genetics ou Henogen. "Le BioPArk a connu ces cinq dernières années une véritable révolution", rappelle Florence Bosco.

"La stratégie d’ensemencement et d’incubation menée depuis plus de 20 ans avec le BioPark, l’ULB, un fonds d'investissement et un incubateur, a porté ses fruits. Grâce à elle, nous avons pu attirer de grands groupes internationaux qui ont décidé de faire de Gosselies leur quartier général européen, avec des plans d’investissements extrêmement importants pour la région de Charleroi métropole. Ce qui est quand même une bonne nouvelle incroyable. Et d'autres sociétés, comme iTeos Therapeutics, ont fait leur entrée en bourse, sur le Nasdaq. C'est une belle réussite collective, avec beaucoup d’acteurs: les scientifiques, les entrepreneurs, les investisseurs, la Région et la population, avec des talents belges qui choisissent cette voie", analyse la désormais ex-CEO du BioPark.

Des traitements abordables

Florence Bosco restera à Gosselies puisqu'elle rejoint, comme CEO, une société de développement pharmaceutique américaine ayant décidé de s'installer récemment au sein du BioPark. Cette biotech, dont le nom sera dévoilé en septembre, est active dans le domaine de l’oncologie. Elle a comme objectif de rendre les traitements anticancéreux accessibles à un plus grand nombre de personnes, que ce soit dans les pays sous-développés ou chez nous.

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