Biocartis confirme son "solide" début d'année

©Biocartis

Biocartis a le sourire, affichant une solide croissance en Europe et aux États-Unis. La biotech se montre optimiste pour son mini-labo Idylla. Ce qui plaît aux investisseurs.

Les efforts de Biocartis  commencent à porter leurs fruits. La biotech malinoise, spécialisée dans le diagnostic moléculaire, a vu ses activités s’accroître à un rythme escompté, voire meilleur que prévu, au cours des six premiers mois de l’année. "L’Europe et le reste du monde ont affiché une bonne dynamique au premier semestre 2018, le marché européen dépassant même nos attentes", se réjouit Herman Verrelst, le patron de Biocartis. Quelque 149 Idylla, son mini-laboratoire de diagnostic, ont été installés. Ce qui porte à 796 le nombre total d’unités placées au 30 juin 2018. Une solide performance qui permet à la société de viser le haut de sa fourchette comprise entre 200 et 225 Idylla installés cette année, soit au total environ 925 appareils placés.

"L’adoption d’Idylla aux États-Unis, le plus grand marché du diagnostic, prend son envol."
Stéphanie Put
Analyste chez Degroof Petercam

Outre une croissance plus forte qu’attendu en Europe, la biotech est également soutenue par ses activités aux Etats-Unis. Elle indique dans son rapport semestriel avoir significativement étendu sa base de clients américains avec de nouveaux profils parmi les laboratoires et hôpitaux, certains faisant même partie du top 10 des hôpitaux spécialisés dans l’oncologie outre-Atlantique. Une stratégie qui lui a permis de réaliser de "solides" placements de mini-labos avec un volume potentiel de cartouches prometteur. "L’adoption d’Idylla aux États-Unis, le plus grand marché du diagnostic, prend son envol. Dans ce marché en rapide évolution et concurrentiel, il est important de réaliser rapidement une large base de placements et de gagner ainsi une empreinte commerciale significative", a commenté Stéphanie Put, analyste à la banque Degroof Petercam. Elle souligne par ailleurs que les Etats-Unis ont représenté environ un tiers de la croissance d’Idylla au premier semestre

Focus sur l’adoption du mini-labo Idylla

Le mini-labo Idylla de Biocartis. ©biocartis

En ce qui concerne les cartouches utilisées en fonction des maladies à dépister, les volumes ont plus que doublé par rapport au premier semestre de l’année dernière, pour un total d’environ 58.000 unités vendues. Le marché européen a le plus contribué à la croissance des volumes, comme c’était le cas au cours du premier trimestre. Biocartis a donc réitéré ses prévisions d’un doublement de la consommation pour l’ensemble de l’exercice fiscal en cours.

12,7 millions €
Biocartis a vu son résultat opérationnel bondir de 83% au premier semestre, à 12,7 millions d’euros. Un chiffre en ligne avec les attentes des analystes.

Même si les chiffres publiés sont en ligne avec les attentes du marché, les investisseurs ont bien accueilli les annonces de Biocartis. L’action a gagné jusqu’à 6,23% en Bourse avant de clôturer sur une hausse de 4,15% à 12,04 euros. "Le marché se focalise encore aujourd’hui sur l’évolution du nombre d’unités installées et des ventes de cartouches pour se faire une idée de l’adoption d’Idylla. Dans ce cas-ci, la société se porte bien", estime Stéphanie Put, qui a réitéré sa recommandation à "acheter". Chez KBC Securities, on déplore toutefois les délais supplémentaires pour le lancement de nouveaux tests. "Mais ils pourraient être justifiés par des efforts accrus dans le cadre d’actuels et nouveaux partenariats, les ventes aux États-Unis et le focus sur le lancement commercial du MSI", pensent ses analystes Lenny Van Steenhuyse et Sandra Cauwenberghs.

Les finances s’améliorent

Les résultats financiers de Biocartis sont également en ligne avec les attentes. La biotech a vu son revenu opérationnel bondir de 83% à 12,7 millions d’euros. Les ventes de produits ont atteint 8,6 millions, en hausse de 68%.

Les dépenses opérationnelles ont par contre augmenté elles aussi, passant de 30,6 à 33,9 millions d’euros. En cause, une hausse des coûts des ventes. La perte nette s’est cependant repliée de 9% à 21,8 millions d’euros. Biocartis disposait au 30 juin d’une trésorerie de 91,3 millions d’euros contre 112,8 millions fin 2017. "Avec un solide début d’année 2018, le point d’inflexion semble proche", a conclu, optimiste, Kepler Cheuvreux.

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