Créer son Dossier pharmaceutique partagé devient plus simple

©belga

Chacun peut désormais demander à son pharmacien d’ouvrir un dossier électronique qui reprend toutes les informations sur les traitements suivis.

En cas de pépin de santé à la Côte, dans les Ardennes ou tout autre lieu de villégiature – ce qu’on ne souhaite à personne, bien sûr – le pharmacien du coin pourra vous aider à choisir le médicament le plus approprié en consultant votre Dossier pharmaceutique partagé (DPP). Du moins si vous êtes inscrit.

Le DPP est un dispositif mis en place par les pharmaciens voici un an dans le but d’offrir au patient un accompagnement dans toutes les pharmacies du pays. Ce partage de données entre professionnels de la santé n’est toutefois possible que si le patient y marque son accord. Jusqu’ici, le "consentement éclairé" du patient (qui peut être retiré à tout moment) devait être enregistré via la plate-forme fédérale eHealth. Une procédure fastidieuse (avec code PIN, etc.) qui explique pourquoi le système n’a pas récolté le succès escompté jusqu’ici. "Depuis le lancement du DPP voici un an, nous n’en sommes qu’à 880.000 patients inscrits, ce qui n’est pas énorme", concède Charles Ronlez, porte-parole de l’Association pharmaceutique belge (APB).

Objectif: 2,7 millions de patients

Désormais, il suffira de demander à son pharmacien d’être repris dans la base de données. Ceux-ci disposent dans leur logiciel d’un module sécurisé qui leur permet d’enregistrer directement le consentement du patient sur simple présentation de sa carte d’identité. Une fois cette formalité accomplie, le patient pourra se rendre dans n’importe quelle pharmacie et se faire aider et conseiller. "On évite ainsi les interactions, les doubles emplois, etc.", explique Charles Ronlez. Le DPP contient le nom du patient, les médicaments qu’il prend, éventuellement la posologie, mais pas le nom du médecin qui a prescrit le médicament.

Environ 80% des 4.947 pharmacies du pays sont en mesure d’offrir ce service. "Notre objectif est d’atteindre 2,7 millions de patients repris sous le Dossier pharmaceutique partagé d’ici fin 2015", indique Charles Ronlez. Ceci grâce à la procédure simplifiée pour le "consentement éclairé" du patient et grâce aussi à l’apport des hôpitaux qui, eux, disposent déjà de bases de données sur les traitements administrés à leurs patients. Aucune connexion n’est toutefois prévue entre le DPP et son grand cousin, le Dossier médical global, tenu par les médecins généralistes.

 

 

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