Delphi Genetics se prépare à la phase de production d'ADN

Delphi Genetics sera bientôt en mesure de passer à la production d’ADN dépourvu d’antibiotiques. ©BELGAIMAGE

Delphi Genetics obtient un crédit de 2,5 millions d’euros et une avance récupérable de 930.000 euros. Ces fonds doivent lui permettre de procéder à des aménagements de son siège de Gosselies et de développer une salle GMP. La ligne de production devrait être opérationnelle à la fin de cette année. Les premiers revenus sont attendus pour le début de 2017.

En phase de redémarrage depuis un peu plus d’un an, Delphi Genetics se consacre actuellement à passer du statut de spin-off universitaire à celui de société commerciale. Elle vient de boucler à cet effet un financement d’un peu plus de 3,4 millions d’euros destiné à la construction d’installations qui lui permettront de produire de l’ADN en conditions de bonnes pratiques de fabrication (GMP).

3,4 millions €
Delphi Genetics vient de boucler un financement de 3,4 millions d’euros. Objectif: construire des installations lui permettant de produire de l’ADN en conditions de bonnes pratiques de fabrication.

Concrètement, la spin-off de l’ULB spécialisée notamment dans les processus de clonage d’ADN s’est vu accorder un crédit de 2,5 millions d’euros apporté par BNP Paribas Fortis, Belfius et Sambrinvest, auquel vient s’ajouter une avance récupérable de 930.000 euros de la Région wallonne.

Le crédit sera consacré au financement des aménagements de l’immeuble basé dans le Biopark de Gosselies, l’avance récupérable étant destinée au développement de la salle répondant aux normes GMP.

"Cet investissement nous permettra d’accélérer le développement de Delphi Genetics en tant qu’acteur clé en Europe pour la bioproduction d’ADN à usage humain et positionnera idéalement la société en tant que partenaire crédible pour les sociétés actives dans la thérapie génique et les vaccins à base d’ADN", souligne François Blondel, président du conseil d’administration de l’entreprise.

Doper la production

Concrètement, ces aides doivent permettre à Delphi Genetics de pousser plus avant la production d’ADN nu, de plasmide d’ADN et, dans une deuxième phase, de protéines recombinantes.

Delphi Genetics a développé une technologie, baptisée StabyExpress, de production de protéines recombinantes permettant d’améliorer la production d’anticorps, de protéines et d’ADN sans recours aux antibiotiques, qui lui a permis de nouer des partenariats avec des géants de la pharmacie comme GSK, Sanofi ou Merck. Elle veut aller plus loin en passant à la production.

"L’idée, c’est d’aider les sociétés biotechnologiques qui ont des projets nécessitant l’usage de protéines recombinantes. Avec les installations GMP, nous pourrons passer au stade clinique chez l’homme et les accompagner jusqu’aux phases 1 et 2 des essais cliniques", explique Marc Dechamps, directeur opérationnel de Delphi Genetics.

La ligne de production devrait, si tout va bien, être opérationnelle à la fin de cette année et permettre de générer des revenus dès le début de 2017. De quoi mettre du beurre dans les épinards: Delphi Genetics est toujours en perte, même si celle-ci a été ramenée à 480.000 euros contre 1,7 million en 2014.

Les débouchés futurs laissent entrevoir des possibilités de diversification. L’injection d’ADN sans antibiotiques offre en effet d’autres possibilités que les biotechnologies, en sciences vétérinaires ou en agrochimie par exemple. Des contacts ont du reste déjà été noués avec des sociétés actives dans ce domaine.

L’entreprise emploie actuellement 16 personnes. Une embauche supplémentaire est prévue après l’été. "Et une fois que l’unité GMP tournera, nous pourrons envisager des embauches supplémentaires", ajoute Marc Dechamps.

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