Denis Bedoret à la tête de la biotech liégeoise Imcyse

Denis Bedoret, nouveau CEO de Imcyse, avait quitté la tête de MaSTherCell il y a deux mois. ©Tim Dirven

L’ex-patron de MaSTherCell, Denis Bedoret, devient CEO de la biotech liégeoise Imcyse qui s’attaque au diabète et à la sclérose en plaques.

Imcyse, la biotech liégeoise qui développe une technologie d'immunothérapie disruptive, a un nouveau CEO. Il s’agit de Denis Bedoret, qui a quitté, il y a deux mois, la société de services carolo MaSTherCell - rebaptisée Catalent Gosselies après son rachat par le laboratoire américain - pour se consacrer à de nouveaux défis.  

Il succède à l’Allemand Thomas Taapken, qui reste président du conseil d’administration. Ce dernier avait succédé temporairement à l’ancien CEO Pierre Vandepapelière, à la tête de la société entre 2015 et 2019.

Une spin-off de la KULeuven

Fondée en 2010 par le professeur Jean-Marie Saint-Remy, Imcyse est une spin-off de la KULeuven, aujourd’hui établie à Liège dans le bâtiment Giga, sur le site du Sart-Tilman. La société a développé une technique d'immunothérapie active - une forme de vaccin thérapeutique - basée sur des peptides modifiés, appelés imotopes. Ceux-ci permettent d'induire un nouveau type de cellules (des globules blancs) qui vont aller détruire les cellules immunitaires perturbées impliquées dans divers types de maladies auto-immunes.

Imcyse a déjà réalisé avec succès un essai clinique multicentrique de phase 1b pour le diabète insulinodépendant (de type 1). Elle envisage le lancement d’une phase 2 sur cette indication. La particularité du produit candidat d’Imcyse est qu’il peut potentiellement guérir la maladie et pas seulement s’attaquer aux symptômes.

35 millions
d'euros
Imcyse a procédé en 2019 à une levée de fonds de 35 millions d’euros, dont 28 millions d’equity.

Une maladie en forte croissance

Le diabète de type 1 est une maladie en forte croissance, qui survient chez l’enfant de plus en plus jeune. Elle affecte plus de 4 millions de personnes dans le monde, dont environ 60.000 en Belgique. Le seul traitement disponible est le contrôle de la glycémie par de multiples injections journalières d’insuline. En prévenant le développement de la maladie, il serait donc possible, grâce au futur traitement, d’arrêter l’insuline pour des enfants soignés très tôt.

La biotech liégeoise envisage, par ailleurs, d’entrer en phase clinique pour la sclérose en plaques, grave maladie chronique toujours incurable.

Imcyse a procédé en 2019 à une grosse levée de fonds (35 millions d’euros, dont 28 millions d’equity). Elle a notamment attiré l’attention de Life Sciences Partners (LSP), un fonds d’investissement néerlandais soutenant les sociétés biopharmaceutiques, qui a joué le rôle d’investisseur principal. Parmi ses autres investisseurs, on retrouve notamment Epimède (un fonds de croissance lancé par Noshaq, ex-Meusinvest), la SRIW (Société régionale d’investissement de Wallonie) et la SFPI (Société fédérale de participations et d’investissement).

Des partenariats

Imcyse a déjà noué, par ailleurs, des partenariats avec deux grands noms de la pharma, dont Pfizer, qui a apporté un financement en échange d’une option exclusive de licence pour un produit ciblant la polyarthrite rhumatoïde, toujours au stade de développement pré-clinique.

Diplômé en médecine vétérinaire, Denis Bedoret est également détenteur d'un doctorat en sciences de la vie de l'ULiège et d'un postdoc en immunologie de la Harvard Medical School. Avant son poste chez MaSTherCell, il occupait le poste de Chief Operations Officer chez Quality Assistance, une autre société pharmaceutique de services (CRO). Il était passé auparavant chez McKinsey, où il s'occupait des projets de sciences de la vie.

Lire également

Publicité
Publicité
Publicité

Messages sponsorisés

Messages sponsorisés