Des résultats significatifs en phase 3 pour la biotech belgo-espagnole Minoryx

Basée près de Barcelone, Minoryx possède une antenne au Biopark de Gosselies. ©Kristof Vadino

Minoryx a achevé une phase 3 avec son candidat médicament contre une maladie orpheline neurodégénérative. Les résultats sont significatifs.

La biotech belgo-espagnole Minoryx Therapeutics a dévoilé, ce lundi, les résultats de la phase III de son étude clinique visant à évaluer son candidat médicament, appelé leriglitazone, dans l’adrénomyéloneuropathie (AMN), une maladie orpheline neurodégénérative entraînant des troubles moteurs graves pouvant aller jusqu’à la paralysie.

6
minutes de marche
Le critère d’évaluation principal du candidat médicament leriglitazone était l'observation d'un changement par rapport au niveau de référence dans un test de 6 minutes de marche.

Verdict de cet essai clinique: de nombreuses améliorations significatives de l'état des patients, mais un critère d’évaluation principal qui n’a pas été atteint. Menée avec 116 patients, cette étude pivot multicentrique, en double aveugle et contrôlée par placebo, a montré que le leriglitazone réduit de "manière significative la progression des lésions cérébrales et les symptômes liés à la myélopathie", comme la perte d’équilibre, selon Minoryx.

Il y a une amélioration de la qualité de vie des patients et les améliorations constatées sont plus importantes chez les patients dont la maladie est plus récentes, fait valoir la biotech basée près de Barcelone, et qui possède une antenne au Biopark de Gosselies.

Seule ombre au tableau donc, le critère d’évaluation principal n’a pas été atteint. Il s’agissait de l’évaluation d’un changement par rapport au niveau de référence dans un test de 6 minutes de marche.

"Si vous considérez l'ensemble des données obtenues, il est clair que le médicament a eu un effet positif".
Marc Martinell
Directeur général de Minoryx

"Bénéfices cliniques significatifs"

Quelle leçons faut tirer de ces résultats? Pour faire simple, Minoryx espère que cela ne sera pas bloquant pour la suite du processus vers une mise sur le marché de son traitement, étant donné les autres bénéfices importants apportés. "Si vous considérez l'ensemble des données obtenues, il est clair que le médicament a eu un effet positif sur ces patients et a montré des bénéfices cliniques significatifs dans de multiples paramètres allant des symptômes liés à la myélopathie à la progression des lésions cérébrales" a fait valoir à L'Echo Marc Martinell, le Directeur général de Minoryx.

"Je ne pense pas que cela menace l'avenir de la leriglitazone, bien au contraire."
Marc Martinell

"Ce résultat spécifique du critère d’évaluation principal peut être facilement expliqué si on considère la date à laquelle l’étude a été lancée. Lorsque nous avons commencé l'essai, il y a 4 ans, la compréhension des données relatives à cette maladie et à son histoire naturelle était extrêmement limitée. C'est la principale raison pour laquelle le critère d'évaluation primaire n'a pas été atteint pour l'ensemble de la population" a ajouté le CEO.

Une base solide

Pas d'inquiétude donc, selon le patron de Minoryx. "Je ne pense pas que cela menace l'avenir de la leriglitazone, bien au contraire. Nous sommes convaincus que ces résultats constitueront une base solide sur laquelle nous pourrons construire une voie de développement afin que la leriglitazone puisse finalement être proposée aux patients. Nous discuterons prochainement avec les autorités réglementaires à ce sujet".

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