"Deux programmes pourraient doper l’action Galapagos"

Onno van de Stolpe, le CEO de Galapagos. ©Photo News

Morgan Stanley estime que le marché ne prend pas assez en compte le potentiel des programmes Isabela et Toledo. Il considère que le cours actuel constitue un bon point d'entrée.

On ne va pas retourner le couteau dans la plaie, mais il faut voir d’où l’on vient pour mieux cerner ce que l’avenir peut réserver. Pour Galapagos , l’année qui débute pourrait difficilement se révéler pire que le cru 2020. La commercialisation du filgotinib, son produit-phare, aux États-Unis, qui devait propulser la biotech en ligue des champions, s’est transformée en débâcle, l’action passant d’un plus haut de 250 euros en février à un plus bas de 78 euros en décembre. Dans la foulée, l’accord avec son allié et actionnaire Gilead a été amplement révisé.

Point d'entrée attractif

5,3
milliards d'euros
La capitalisation boursière de Galapagos correspond plus ou moins à ses réserves de cash.

Pour Morgan Stanley toutefois, le cours actuel présente un point d’entrée attractif pour la valeur. "Nous pensons qu’actuellement le marché intègre de façon exagérée les risques liés au lancement du filgotinib en Europe et a négligé les catalyseurs de 2021 dotés d’un potentiel de hausse", estime Matthew Harrison. Il souligne, en outre, que ses liquidités de 5,3 milliards d’euros sont supérieures à sa capitalisation boursière qui pesait 5,25 milliards le 18 janvier.

L’analyste a donc relevé sa recommandation à "surpondérer" (acheter) mais a réduit son objectif de cours, passant de 159 dollars à 129 dollars. Le filgotinib intervient encore pour 25 dollars dans la valorisation.

Isabela et Toledo

Parmi les catalyseurs, Matthew Harrison évoque les résultats attendus au 1ᵉʳ semestre d’un essai clinique (Isabela) en phase III testant le ziritaxestat auprès de patients atteints de fibrose pulmonaire idiopathique. "Bien que l’essai Isabela soit un essai haut risque-bénéfice élevé nous pensons que la barre décrétant la futilité du traitement est basse et nous tablons sur sa poursuite."

"Isabela et Toledo présentent certes des risques élevés mais aussi, en cas de succès, un potentiel conséquent."
Matthew Harrison
Analyste chez Morgan Stanley

L’analyste mentionne aussi le programme Toledo, une famille de molécules pour le traitement des maladies inflammatoires. Il attend une preuve du concept du mécanisme en 2021, ce qui permettra au marché de valoriser cette opportunité. Ces deux programmes, Isabela et Toledo, présentent certes des risques élevés mais aussi, en cas de succès, un potentiel conséquent au cours actuel, conclut l’analyste.

Rappelons que tous les brokers ne partagent pas cet enthousiasme et nombreux sont ceux qui ont revu leur point de vue sur l’action. Pas plus tard que mardi, deux d’entre eux, Barclays et Bernstein, ont réduit leur objectif de cours. 

L’analyste le plus confiant est Lenny Van Steenhuyse de KBC Securities, avec un target de 105 euros. Tout comme Matthew Harrison, il constate que la plus grande partie du pipeline de Galapagos n’est pas prise en compte par le marché.

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