Doté de solides commandes, IBA confirme son retour prochain à la rentabilité

Olivier Legrain, le CEO d'IBA. ©BELGA

Lors des six premiers mois de l'année IBA a vu ses ventes progresser de 14%. Si les autres chiffres clés sont toujours dans le rouge, le groupe compte bien afficher un résultat d'exploitation positif en 2019. Son carnet de commande dépasse le milliard d'euros. Le titre perdait 5% à l'ouverture avant de passer dans le vert.

Après une traversée du désert ponctuée d’avertissements sur résultats, IBA semble aujourd’hui reprendre le bon chemin. Non seulement ses ventes ont grimpé de 14% à 102,8 millions d’euros pour les six premiers mois de l’année, mais le leader mondial de la protonthérapie table sur des revenus supérieurs au second semestre. Le carnet de commandes est "à son niveau le plus haut", soit 1,1 milliard d’euros.

"Il est prévu que la conversion du carnet de commandes pour la protonthérapie au second semestre de l’année soit soutenue, avec le lancement attendu de l’installation d’au moins six salles et la livraison attendue aux clients de plus de 10 salles" a précisé Olivier Legrain, le CEO d'IBA, dans un communiqué.

Perte réduite

Les autres chiffres clés du groupe restent cependant dans le rouge. L’Ebitda récurrent bondit de 50% à -1,5 million d’euros principalement sous l’effet d’une nouvelle norme comptable (IFRS 16) mais le résultat d’exploitation (Ebit) se dégrade quelque peu à -7,1 millions . Cela est dû à un ralentissement de la conversion du carnet de commandes en protonthérapie au premier semestre, à une pression sur les prix due à la concurrence et à une hausse des investissements en recherche et développement.

Au final, la perte nette se réduit passant de 7 millions à 5,2 millions.

La division dosimétrie toujours à vendre

De quoi, toutefois, être confiant pour l’ensemble de l’exercice. "Nous réitérons nos perspectives de Rebit positif pour l’exercice complet", a indiqué le CEO "stimulé par une hausse notable de la conversion du carnet de commandes, une croissance continue des revenus liés aux services et une poursuite des mesures de contrôle des coûts."

De son côté, la division dosimétrie a vu son bénéfice net s'envoler de 196% à 2 millions d’euros en raison de ventes importantes et du contrôle des coûts. Cette division est toujours destinée à être vendue a rappelé Olivier Legrain. "Nous envisageons activement les options les plus porteuses de valeur pour son développement et son évolution futurs."


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