Fund+ prêt à investir 125 millions dans les biotechs belges

©Felix Kalkman

Suite à une dernière augmentation de capital réalisée il y a trois semaines, le fonds belge Fund+ dispose désormais de 125 millions d’euros de moyens. Il a accueilli deux nouveaux actionnaires: Meusinvest et Spin Ventures.

Dix-huit mois après sa mise sur pied, Fund+, le fonds d’investissement dédié en priorité aux jeunes entreprises belges des sciences de la vie, est déjà le plus gros du genre en Belgique, en termes de moyens, et l’un des grands sur le plan européen. A la suite de l’augmentation de capital qui a eu lieu à la fin septembre, cet instrument créé par Désiré Collen, le fondateur de ThromboGenics, dispose désormais d’une enveloppe globale de 125 millions d’euros. "Notre ambition était de réunir au moins 100 millions. Avec 125 millions, notre fonds atteint d’ores et déjà une taille assez considérable, qui le hisse au niveau d’autres fonds européens voués aux biotechs, comme Sofinauto ou BioDiscovery", souligne Chris Buyse, son directeur général.

1er investissement

Novadip

Spin off de l’UCL active dans le traitement de maladies osseuses par thérapie cellulaire. Investissement réalisé en août 2015.

1er désinvestissement

Q-Biologicals

Spin-off de la VUB active dans l’immunothérapie pour le traitement de mélanomes et de cancers du sein. Part cédée en janvier 2016 suite à une offre faite par le groupe français Amatsi.

Prochains deals

Trois dossiers sont à l’étude à un stade avancé, l’un d’eux devrait aboutir d’ici fin 2016.

 

La dernière opération en capital a aussi été l’occasion d’accueillir deux nouveaux actionnaires en son sein: Meusinvest et sa filiale spécialisée dans les spin offs, Spin Ventures. Le holding public liégeois a rejoint un bel aréopage d’actionnaires, parmi lesquels figurent Désiré Collen (ex-ThromboGenics), Urbain Vandeurzen (ex-LMS, Gimv), Arnoud de Pret (grand actionnaire d’AB InBev), la famille Swerts (Soudal), Pierre Drion (ex-Petercam)… Le holding public fédéral Société fédérale de participations et d’Investissement (SFPI) et son pendant wallon la SRIW en font également partie, de même que Life Sciences Research Partners, une ASBL de soutien aux start-ups basée à Louvain.

Les pères de Fund+ estiment que le développement des sciences de la vie est stratégique pour la Belgique, que le pays regorge de "pépites" riches en idées et projets, mais que la plupart des fonds locaux existants brassent trop peu de capitaux pour permettre d’en extraire tout le potentiel. La raison pour laquelle ils ont vu grand en lançant leur fonds. Le niveau de capital atteint "nous permettra aussi de participer à des syndicats d’actionnaires européens", ajoute Chris Buyse, même si un de ses objectifs est et reste de contribuer à mieux ancrer le secteur en Belgique.

Certains de ses actionnaires ont effectué des apports en nature, en glissant certaines de leurs participations dans son portefeuille. Fund+ gère des participations dans les sociétés Euroscreen, Iteos, Masthercell, Promethera et Q-Biologicals. Il a cédé sa part dans cette dernière au français Amatsi en janvier dernier. Il a déjà effectué deux investissements entièrement de son cru: en Novadip, une spin off de l’UCL spécialisée dans le traitement de maladies osseuses par thérapie cellulaire, en août 2015, puis en eTherna, une spin off de la VUB active dans l’immunothérapie pour le traitement du mélanome et d’un type de cancer du sein, en mars 2016.

Trois dossiers à l’étude

La récente augmentation de capital a vu la SFPI apporter à Fund+ ses propres participations dans Promethera, Novadip et Euroscreen. Un regroupement des parts censé en faciliter la gestion.

"Le niveau de capital atteint nous permettra aussi de participer à des syndicats d’actionnaires européens."
chris buyse
managing partner, fund+

Les dirigeants du fonds l’estiment à présent suffisamment paré pour s’occuper à plein-temps de son activité d’investissement. "Nous avons réuni les fonds nécessaires, mis une équipe de direction en place, réalisé nos premiers investissements et notre premier désinvestissement", résume Chris Buyse. L’instrument est prêt pour fonctionner, ses gérants gardant à l’esprit le double objectif qui leur a été assigné au départ: dégager un rendement financier pour les actionnaires tout en veillant à la valeur ajoutée sociétale de leurs investissements (emplois, brevets, ancrage local…).

Pour l’heure, l’équipe étudie en particulier trois dossiers d’investissement, dont un devrait aboutir d’ici la fin de l’année.

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