Fusion potentielle entre Actavis et Warner Chilcott

©Rob Huibers/Hollandse Hoogte

Les deux groupes pharmaceutiques en sont à un stade préliminaire de discussions en vue d'un rapprochement.

Les groupes pharmaceutiques américain Actavis et irlandais Warner Chilcott ont annoncé vendredi être en discussions "à un stade préliminaire" en vue d'un éventuel rapprochement, dans deux brefs communiqués séparés.

Cette communication était obligatoire en vertu de la législation irlandaise, après que l'information eut été divulguée dans les médias.

Aucun accord n'a été trouvé pour l'instant, et les groupes ne comptent pas faire de commentaires supplémentaires pour l'instant, ajoutent-ils.

L'annonce a été saluée à la Bourse de New York. L'action Actavis a clôturé sur un gain de 12,22% à 119,86 dollars sur le New York Stock Exchange, et celle de Warner Chilcott, cotée au Nasdaq, a décollé de 19,99% à 18,01 dollars.

Ces cours les valorisent à respectivement 15,6 et 4,5 milliards de dollars.

Actavis, déjà le résultat d'une fusion l'an dernier entre le groupe suisse du même nom et l'américain Watson Pharmaceutical, fabrique surtout des médicaments génériques, notamment de l'anticholestérol Lipitor de Pfizer. Mais il dispose aussi de quelques médicaments de marque dans le domaine de l'urologie et de la gynécologie.

Le groupe a publié pour l'an dernier un chiffre d'affaires de 5,9 milliards de dollars, mais avait fait l'objet très récemment de spéculations sur un éventuel rachat par son concurrent canadien Valeant Pharmaceuticals pour plus de 13 milliards de dollars. Les négociations, jamais confirmées, avaient échoué, selon la presse américaine.

Warner Chilcott a réalisé pour sa part l'an dernier un chiffre d'affaires de 2,5 milliards de dollars. Il fabrique ses propres traitements, avec la gynécologie, la gastroentérologie, la dermatologie et l'urologie comme domaines de prédilection.

"Leur rapprochement aurait du sens, dans la mesure où Actavis est en train de se concentrer sur la gynécologie et de se diversifier sur des médicaments de marque", a commenté la banque Jefferies dans une note.

Elle estime qu'une acquisition aurait un effet positif important sur le bénéfice d'Actavis, qui pourrait également "utiliser certains aspects de la structure d'imposition favorable de Warner Chilcott".

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