GSK présente sa nouvelle stratégie qui promet la croissance

La séparation de la division de médicaments sans ordonnance est attendue mi-2022 et devrait être lancée en bourse à Londres. ©REUTERS

La société, qui a souffert de la crise du Covid, table sur ses médicaments en développement pour tirer sa future croissance, particulièrement dans les vaccins et les médicaments spécialisés.

Le géant pharmaceutique britannique Glaxosmithkline (GSK) a présenté, mercredi, sa nouvelle stratégie pour les années à venir, et promet une hausse annuelle de 5% minimum de ses recettes à taux de change constant.

Le "nouveau GSK", séparé de l'entité de médicaments sans ordonnance et de parapharmacie qui devrait être introduite en Bourse l'an prochain, devrait générer un chiffre d'affaires de 33 milliards de livres (42,3 milliards d'euros) d'ici 2031, a précisé le groupe lors de sa présentation stratégique. Par comparaison, le chiffre d'affaires de l'an dernier – comprenant les médicaments sans ordonnance –, avait affiché des ventes de 34 milliards de livres.

Perte d'exclusivité

La société table sur la croissance de ses médicaments en développement pour tirer cette progression, particulièrement dans les vaccins et les médicaments spécialisés, a expliqué la directrice générale Emma Walmsley lors d'une présentation aux investisseurs. Et ce, malgré la perte de l'exclusivité du médicament contre le VIH, le dolutegravir.

10
%
Le groupe table sur une croissance annuelle des bénéfices opérationnels de 10% à taux de change constants.

Le groupe table aussi sur une croissance annuelle des bénéfices opérationnels de 10% à taux de change constants, avec un accent stratégique sur quatre domaines thérapeutiques: maladies infectieuses, VIH, oncologie, immunologie et maladies respiratoires. Pour cette année, le groupe s'attend à un recul entre 5 et 10% de son bénéfice net à données comparables en 2021.

La nouvelle stratégie du groupe devrait générer un dividende de 55 pence par titre en 2022, en additionnant la performance de GSK et de la division de produits sans ordonnance. GSK précise aussi que ses prévisions ne prennent pas en compte les possibles revenus provenant de traitements ou vaccins contre le Covid-19.
Le groupe ajoute avoir 20 vaccins en développement et 42 médicaments.

La séparation de la division de médicaments sans ordonnance, qui affichait un chiffre d'affaires de 10 milliards de livres en 2020, est attendue mi-2022.

La séparation de la division de médicaments sans ordonnance, qui affichait un chiffre d'affaires de 10 milliards de livres en 2020, est attendue mi-2022, et devrait être lancée en bourse à Londres. Le "New GSK" gardera 20% de la part de 68% de GSK dans l'entité à court terme, et "entend monétiser cette part" afin de renforcer le bilan du groupe. Avant cette séparation, GSK devrait recevoir un "dividende" de 8 milliards de livres de l'entité qui va être "défusionnée".

L'action de GSK, qui avait enregistré une mauvaise performance ces dernières années comparé aux autres entreprises du secteur, était en hausse de 1,25% en fin de séance. Le laboratoire, qui n'a pas encore pu mettre sur le marché de vaccin contre le Covid-19, a paradoxalement souffert de la pandémie, alors que la demande de produits et services médicaux a bondi depuis un an, et tiré le bilan de nombreux concurrents.

Une baisse des ventes

Le virus a, en effet, éclipsé nombre d'autres maladies, ce qui a conduit à une baisse des ventes de plusieurs traitements, comme les antibiotiques et des vaccins, notamment le Shingrix contre le zona, développé en Belgique.

GSK participe, entre autres, au vaccin développé par le français Sanofi qui est actuellement en essai clinique de phase 2, après la déception de la première version à l'automne. Il s'est également allié à l'allemand CureVac, notamment pour le développement de vaccins Covid de deuxième génération.

Lire également

Publicité
Publicité
Publicité

Messages sponsorisés

Messages sponsorisés