GSK va collaborer au développement d'un vaccin pour le coronavirus

GSK va rendre sa technologie de plate-forme adjuvante de vaccin pandémique accessible à la Cepi. ©REUTERS

Le géant pharma GSK va mettre sa technologie au service de la Cepi. Cette coalition visant à se préparer aux épidémies espère pouvoir développer un vaccin efficace dans un délai de un an.

GSK apporte son expertise au développement d'un vaccin pour le coronavirus. Le géant pharmaceutique annonce collaborer avec la Coalition pour les innovations en matière de préparation aux épidémies (Coalition for Epidemic Preparedness Innovations, Cepi) qui avait été lancée au Forum de Davos début 2017.

Notre technologie permet d'utiliser de petites quantités de l'antigène du vaccin, ce qui permet de produire plus de doses du vaccin.
Thomas Breuer
Directeur médical du pôle vaccin de GSK

GSK rendra ainsi disponible sa technologie de plate-forme adjuvante de vaccin pandémique"L'accès à la technologie de GSK, leader mondial, est un énorme pas en avant dans le développement d'un vaccin contre le nouveau coronavirus 2019-nCoV", indique un responsable de la Cepi. 

L'Université du Queensland (Australie) tentera ainsi de développer un vaccin grâce à cet ingrédient (l'adjuvant) qui permet de renforcer la réponse immunologique du vaccin, mais facilite aussi une production en plus grande quantité. L'objectif est d'arriver à développer et commercialiser un vaccin dans un délai d'un an, là où généralement le développement d'un vaccin prend 10 ans, explique-t-on chez GSK.

La KU Leuven dans la course au vaccin

Les chercheurs de la KU Leuven travaillent eux aussi au développement d'un vaccin contre le coronavirus. Le professeur Johan Neyts et son équipe d'une quarantaine de personnes ont lancé les recherches le 12 janvier dernier après le partage par les autorités chinoises de la séquence complète du génome du coronavirus.  L’équipe se base sur une plateforme d'ADN révolutionnaire et brevetée qui utilise le code génétique des protéines virales qui se prêtent bien à susciter une réponse immunitaire/ Les tests sur les souris ne débuteront que dans six à huit semaines.

 

Avantage: le nombre de doses

©photo Pierre Charbonneau

Thomas Breuer, directeur médical du pôle vaccin de GSK, explique que l'adjuvant a déjà été utilisé dans le cadre de pandémies, comme la grippe. "Il permet d'utiliser de petites quantités de l'antigène du vaccin, ce qui permet de produire plus de doses du vaccin - un avantage crucial en cas de pandémie."

Les sites belges de GSK ne sont actuellement pas impliqués par ce développement. Pour l'heure, ce sont donc les chercheurs de l'université australienne qui sont aux commandes. Rien n'a par ailleurs encore été décidé pour la phase de commercialisation. "Il est encore trop tôt pour dire si on arrivera à développer un vaccin efficace", poursuit-on chez GSK. À cet effet, les sites de Wavre et de Rixensart sont d'importants sites dans la division vaccin du groupe.

Plus que le Sras

349
victimes
L'épidémie de Sras avait fait 349 victimes en 2002-2003.

Dix jours après la mise sous cloche de Wuhan, la métropole chinoise à l'épicentre du virus qui s'est diffusé dans 24 pays, la Commission nationale de la santé a fait état d'un bilan de 361 morts, dont 57 décès supplémentaires lors de la seule journée de dimanche.

En Chine continentale (hors Hong Kong et Macao), il y a désormais plus de morts dus à ce virus qu'à l'épidémie de Sras (syndrome respiratoire aigu sévère), qui y avait fait 349 victimes en 2002-2003.

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