GSK va produire un milliard de doses d'adjuvants pour les vaccins Covid-19

Le plus gros site de production de vaccins de GSK est situé en Belgique, à Wavre. ©Tim Dirven

Le géant pharmaceutique britannique a indiqué qu'il entendait produire un milliard de doses d'adjuvants pour les vaccins Covid-19 en 2021. La fabrication aura lieu sur des sites en Europe et en Amérique du Nord.

Le géant pharmaceutique britannique GSK a indiqué, ce jeudi, qu'il entendait produire 1 milliard de doses d'adjuvants l'an prochain, ce qui permettra de soutenir le développement et la production de vaccins contre le Covid-19 basés sur cette technologie. Le plus grand fabricant de vaccins au monde a précisé qu'il était en pourparlers avec plusieurs gouvernements dans le monde pour soutenir cette initiative. Il n'a donné aucune indication sur les coûts du programme, mais a souligné que la production aurait lieu sur des sites en Europe et en Amérique du Nord. Le plus gros site de production de vaccins de GSK est situé en Belgique, à Wavre.

Une réponse immunitaire

Les adjuvants consistent en une combinaison de substances visant à améliorer la réponse immunitaire de l’organisme au vaccin. Ces adjuvants sont ajoutés à l'antigène (une protéine) qui déclenche dans l’organisme une réponse immunitaire ciblée. Cette technologie permet de créer une immunité plus forte et plus durable contre les infections, mais permet aussi un dosage plus faible de la protéine pour le vaccin, ce qui ouvre la voie à une production en plus grand volume

La technologie des adjuvants permet de créer une immunité plus forte et plus durable contre les infections.

GSK œuvre dans le domaine des systèmes adjuvants depuis plus de 20 ans. Ceux-ci ont été développés au sein de l'autre grand site belge du géant britannique, à Rixensart.  

Pas de lien avec des troubles du sommeil

L'entreprise pharmaceutique britannique a par ailleurs précisé jeudi via un porte-parole à Londres que son précédent vaccin contre la grippe pandémique H1N1, basé précisément sur l'antigène "AS03" utilisé pour les futurs ingrédients Covid-19 actuellement en cours de développement, n’était pas lié à une augmentation de cas de narcolepsie (troubles du sommeil). "La science a évolué" depuis les préoccupations exprimées au sujet des liens entre la narcolepsie et son vaccin H1N1, a fait valoir un porte-parole de GSK. Celui-ci a ajouté que les preuves suggèrent maintenant que c'est le virus de la grippe H1N1 lui-même qui est en cause et pas le vaccin.

Les bénéfices générés seront réinvestis pour soutenir la recherche liée au coronavirus et à la préparation contre les futures pandémies.

Le groupe ne s'attend pas à générer des profits grâce à la vente de son portefeuille de collaborations pour les vaccins Covid-19, car les bénéfices générés seront réinvestis pour soutenir la recherche liée au coronavirus et à la préparation contre les futures pandémies. GSK a déjà conclu sept accords de collaboration pour la fourniture de systèmes d'adjuvants avec différents partenaires dans le monde dans le cadre de la recherche d'un vaccin contre le Covid-19, dont un avec son concurrent français Sanofi.

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