"IBA en route pour un excellent second semestre"

©BELGA

Après une première moitié de l’année jugée "faible" et "décevante" par les analystes financiers, IBA pourrait inverser la tendance et renouer avec la rentabilité grâce à un carnet de commandes à un niveau historique. C’est, en tous cas, son ambition pour cette année.

Face aux résultats semestriels d’IBA publiés ce jeudi matin, le marché semble ne pas savoir sur quel pied danser. En milieu de matinée, le titre s’adjugeait 4% à 17,7 euros après avoir chuté de près de 6% en début de séance. Et cela dans un contexte où, depuis le début de l’année, l’action a grimpé de plus de 30%.

L’hésitation des investisseurs peut se comprendre. D’un côté, si les ventes du premier semestre s’affichent en hausse de 14%, les autres chiffres clés du leader mondial de la protonthérapie sont encore teintés de rouge.

Inférieurs aux attentes

En raison, entre autres, du ralentissement de la conversion du carnet de commandes en protonthérapie au premier semestre et de la pression sur les prix due à la concurrence, le résultat d’exploitation récurrent (Rebit), par exemple, s’est enfoncé un peu plus dans le rouge à -7,1 millions d’euros. La perte nette s’est toutefois réduite passant de 7 millions à 5,2 millions d’euros.

Globalement, ces chiffres sont d’ailleurs inférieurs aux attentes des analystes financiers qui les qualifient de "faibles" et de "décevants". Stéphanie Put de Degroof Petercam ("conserver"; objectif de cours de 13 euros) s’inquiète, plus particulièrement, de la faiblesse de la marge brute impactée par les prix agressifs pratiqués par la concurrence.

Second semestre prometteur

Mais après avoir traversé un champ de mines en provoquant, au passage, quelques déflagrations sous la forme d’avertissements sur résultats, IBA semble aujourd’hui avoir quitté cette zone de turbulence. Deux éléments, au moins, le laissent penser: un carnet de commandes de 1,1 milliard d’euros, un niveau historiquement haut et la confirmation d’un retour à la rentabilité avec un Rebit positif attendu pour l’ensemble de l’exercice.

"Il existe des éléments crédibles pour soutenir la prévision d’une forte amélioration des ventes, des résultats et du cash-flow libre au second semestre", estime, pour sa part, David Vagman d’ING qui reste toutefois à "vendre" sur la valeur avec un "target"de 17 euros.

KBC Securities, qui se positionne comme le broker le plus optimiste sur IBA ("accumuler"; 23,5 euros), reconnaît que les marges ont été quelque peu décevantes "mais nous estimons que la société est prête pour un excellent second semestre avec l’installation de six salles de protonthérapie et la livraison de plus de 10 salles. Nous pensons donc que la prévision d’un rebit positif reste réalisable."

Kepler Cheuvreux ("conserver"; 13,5 euros) juge, néanmoins, que le consensus des analystes d’un Rebit de 11,4 millions est désormais trop ambitieux. Il table sur une baisse de 5 à 7% des estimations du consensus pour 2019.

Lire également

Publicité
Publicité

Echo Connect