IBA rassure mais le flou persiste pour 2019

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IBA qui semble sur la voie du redressement avance sur le dossier de la vente de sa division dosimétrie. Mais les perspectives pour l'exercice en cours restent floues. Un contrat en Norvège pourrait changer la donne.

Le soulagement était de rigueur ce matin pour les actionnaires d’IBA ce qui s’est manifesté par une belle hausse de la valeur en Bourse en début de matinée.

Le groupe a comme promis affiché un résultat opérationnel récurrent (tout juste) dans le vert (0,9 million) contre une perte de 17,3 millions d’euros en 2017. "Et cela, malgré un marché de la protonthérapie complexe" a souligné son CEO, Olivier Legrain. Ce chiffre est conforme aux prévisions du dernier "trading update" de fin février tout comme le résultat final qui s’est traduit par une réduction sensible de la perte : elle est passée de 39,2 millions d’euros à 4,4 millions.

"Malgré des revenus en baisse (-12% à 208,4 millions d’euros, Ndlr) la remontée du Rebit démontre l’amélioration opérationnelle et les effets de la réduction des coûts réalisée durant 2018" notent Lenny Van Steenhuyse et Sandra Cauwenberghs de KBC Securities ("accumuler"; 23,5 euros).

Vente de la division dosimétrie

Autre nouvelle positive, le bénéfice net de la division dosimétrie a grimpé de 29% à 3,2 millions d’euros. Cela s’avère prometteur pour IBA qui a lancé, en juillet dernier, un processus de cession de cette activité. "Des discussions sur la vente de cette division sont en cours et IBA devrait informer le marché de l’issue de ces discussions au cours du deuxième trimestre 2019" a précisé le spécialiste de la protonthérapie.

Stéphanie Put de Degroof Petercam ("conserver"; 13 euros) évalue la valeur potentielle de cette division entre 57 et 68 millions d’euros.

Prévision prudente

Pour l’ensemble de l’exercice en cours, IBA a appris les leçons du passé et ne se mouille guère en se limitant à maintenir son objectif de Rebit positif. "Cette prévision n’est guère inspirante" relève David Vagman d’ING ("vendre"; 15 euros). "Le consensus table sur un chiffre de 14 millions (dosimétrie incluse) mais la prudence de la direction n’est pas surprenante étant donné l’état du marché de la protonthérapie."

Même son de cloche du côté de l’analyste de Degroof Petercam qui ne s’attend pas à une amélioration sensible en 2019. "Nous n’avons pas vu passer d’informations complémentaires sur les contrats finaux et les commandes annoncées en 2018, ni sur de nouvelles commandes lors du premier trimestre 2019, ce qui nous rend prudents pour les prévisions 2019-2020."

Air frais de Norvège?

Chez KBC Securities, on signale qu’un catalyseur significatif pourrait être l’appel d’offre lancé en Norvège pour la construction de deux centres de protonthérapie comptant un total de six salles. Une décision sur cette offre est attendue pour avril et elle pourrait avoir un impact important sur les chiffres d’IBA.

"Nous pensons que c’est la raison pour laquelle la société ne mentionne pas actuellement de bénéfice net dans ses prévisions (pour 2019) " avancent les analystes. "La forte amélioration des revenus issus des services permettront probablement à IBA de générer un Rebit positif."

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