IBA renforce sa capacité de production à Louvain-la-Neuve

©RV DOC

La société néo-louvaniste spécialisée dans la protonthérapie investit 16 millions d'euros dans un nouveau centre de production. A partir de l’an prochain, il permettra à IBA de produire entre 20 et 30 accélérateurs de particules par an, contre 8 à 10 actuellement. De quoi lui permettre de faire face à une demande en croissance.

Basée à Louvain-la-Neuve depuis sa création, il y a plus de 30 ans, la société IBA y occupe une place de plus en plus importante. La moitié de ses quelque 1.500 collaborateurs y sont basés dans sept bâtiments différents.

Un huitième verra le jour au début de l’an prochain. Les fondations ont déjà été posées, mais le numéro un mondial de la protonthérapie a tenu à marquer le coup en posant symboliquement, ce lundi, la première pierre d’un nouveau Centre logistique et de production. IBA, qui a prévu pour la cause un investissement de 16 millions d’euros, prévoit d’installer sur ce futur site de 9.000 mètres carrés une nouvelle ligne d'assemblage pour le synchrocyclotron ProteusONE, la solution compacte de protonthérapie à une seule salle de traitement.

"Cette nouvelle ligne d’assemblage, qui devrait être opérationnelle au début de l’an prochain, permettra de produire 20 à 30 accélérateurs de particules, au lieu de 8 à 10 dans les installations actuelles."
Olivier Legrain
CEO d'IBA

"Cette nouvelle ligne d’assemblage, qui devrait être opérationnelle au début de l’an prochain, permettra de produire 20 à 30 accélérateurs de particules, au lieu de 8 à 10 dans les installations actuelles", explique le patron d'IBA, Olivier Legrain. Concrètement, la production de systèmes ProteusONE sera centralisée sur le nouveau site, l’unité de production actuelle devant servir au développement d’accélérateurs de particules expérimentaux.

Le futur Centre logistique et de production, qui répondra aux normes environnementales les plus sévères – bâtiment "zéro énergie", gestion pointue des eaux usées, récupération de la chaleur provenant des tests des accélérateurs de particules, toitures végétales, panneaux solaires – doit permettre à IBA de répondre à la demande croissante de solutions de protonthérapie dans le monde.

Celle-ci est "stimulée par la réduction du coût des thérapies, les avancées technologiques et la reconnaissance clinique accrue de cette modalité de traitement", explique Olivier Legrain. Qui voit des possibilités de réduire encore les coûts en raccourcissant le temps de construction des bâtiments hébergeant les salles et d’installation des machines. "Nous devrions pouvoir ramener à 9 mois, contre 12 à 18, le délai de construction d’une salle de protonthérapie, et à six mois, contre douze, le temps nécessaire à installer la machine et à la rendre opérationnelle", précise-t-il.

Sur le plan de l’emploi, les choses devraient se calmer dans les prochains mois. Il est vrai qu’IBA sort d’une vague d’embauches qui lui a permis de recruter quelque 600 collaborateurs depuis le début de l’an dernier. "Nous sommes satisfaits. Nous arrivons au bout du processus, et nous avons pu engager tous les profils requis."

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