Jean Stéphenne investit dans la salive de tique

©Thierry du Bois

La spin-off biotechnologique wallonne Bioxodes développe un anticoagulant au départ d’une molécule prélevée dans la salive des tiques. Des grands noms des affaires ont participé à la levée de fonds, comme Pierre Drion et Jean Stéphenne.

La jeune société de biotechnologie belge Bioxodes vient d’augmenter à deux reprises son capital avec le concours actif d’un beau tour de table. On y trouve des personnalités du monde des affaires comme Pierre Drion, l’ancien CEO de la banque Petercam, Jean Stéphenne, l’ancien président du géant pharmaceutique GSK Biologicals, Olivier van der Rest, le président du groupe Catalpa, sans oublier le professeur Désiré Collen, qui participe à ces levées de fonds par l’intermédiaire de Life Sciences Research Partners, une ASBL qu’il a fondée pour soutenir et promouvoir la recherche scientifique et, en particulier, la recherche biomédicale et biotechnologique.

2,9 millions €
En deux temps, en juin et en septembre, le capital de Bioxodes a été augmenté de 2,9 millions d’euros.

En juin, puis en septembre dernier, accompagnés de quelques autres "pointures" du monde des affaires, ces savants et investisseurs ont injecté 1,3 million, puis 1,6 million d’euros au capital de Bioxodes, avons-nous appris à bonne source. Sous forme de capital social et de primes d’émission.

Gros potentiel au départ de la tique

Cet apport d’argent frais doit notamment servir à financer le développement préclinique et la préparation des lots pour le passage à la phase clinique des études sur Ir-CPI, le produit phare mis au point par la biotech établie à Marche-en-Famenne.

Tique ©doc

Au départ d’une recherche originale menée à bien par le professeur Edmond Godfroid avec la collaboration de l’Université de Louvain-la-Neuve, des universités de Namur et de Liège ainsi que de celle de Neuchâtel (Suisse), Bioxodes a développé une molécule dérivée de la salive des tiques. Ces recherches ont en effet démontré que la salive de cet acarien contient une molécule inhibant la coagulation du sang de ses "victimes".

L’intérêt de la molécule par rapport aux anticoagulants existants sur le marché est qu’elle permettrait d’empêcher la formation de thrombus (thrombose) chez le patient tout en n’augmentant plus son risque hémorragique.

Défi

Le défi est à présent pour la biotech wallonne de réussir à bien négocier le virage des essais précliniques et cliniques.Le potentiel d’Ir-CPI comme nouvelle classe d’antithrombotiques a été confirmé à travers un développement préclinique, indique la firme sur son site. L’étape suivante consiste à lancer les études nécessaires pour entrer en phase clinique.

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