KitoZyme investit dans la réduction des émissions

Après un très bon exercice 2019, le CEO François Blondel estime que la pandémie empêche de formuler des prévisions pour 2020. ©Wouter Van Vooren

La biotech liégeoise, qui a réalisé son meilleur exercice l'an dernier, parachève un programme d'investissement de 1,1 million, décliné en trois étapes.

Spécialisée dans les dispositifs médicaux et les compléments alimentaires à base de chitosane végétal, la PME wallonne KitoZyme parachève un plan d'investissement qui lui permettra de réduire nettement ses émissions de gaz à effet de serre. Le premier des trois volets du plan avait consisté à couvrir ses toits de panneaux photovoltaïques, qui produisent aujourd'hui plus de 20% de sa consommation d'électricité. De quoi réduire ses émissions de quelque 130 tonnes de CO2 par an. Le deuxième, étalé sur 2019 et cette année, l'a amené à conclure un accord de coopération avec une unité externe de biométhanisation. Basée à Wavre, celle-ci valorise une partie de ses effluents (de l'acide citrique) en les transformant en gaz et électricité, à concurrence de 500 mégawatts/heure par an.

Quant au troisième volet d'investissement, il est en cours d'achèvement et touche au processus de production même de KitoZyme: "Nous utilisions de l'acide sufurique, explique le CEO François Blondel, qui est à la fois dangereux à manipuler et guère souhaitable au plan environnemental. Nous l'avons remplacé en installant une unité qui permet de consommer du CO2 en lieu et place." Le gain? Ne plus consommer 160 tonnes d'acide sulfurique par an.

"On a multiplié nos ventes par dix en sept ans et bouclé 2019 sur des résultats records."
François Blondel
CEO de KitoZyme

La PME a consacré 1,1 million d'euros à ces trois développements. "Cela nous permet d'économiser un peu plus de 10 tonnes de C02 par an et par personne employée, résume le CEO, soit l'équivalent de la moyenne statistique d'émissions par citoyen en Belgique." KitoZyme et sa filiale KiOmed emploient près de 50 collaborateurs.

"Si l'on a pu le faire, c'est parce quel'entreprise a bien évolué ces dernières années, poursuit Blondel. On a multiplié nos ventes par dix en sept ans et bouclé 2019 sur des résultats records." L'an dernier, KitoZyme a réalisé un chiffre d'affaires de 10,3 millions d'euros, en hausse de 38% sur 2018, dégagé une marge Ebitda de 21% et un bénéfice net de 400.000 euros (+100%).

10,3
millions d'euros
L'an dernier, KitoZyme a réalisé un chiffre d'affaires de 10,3 millions d'euros, en hausse de 38% sur 2018.

Ceci ne signifie pas pour autant que la PME ait échappé à la crise. Durant le confinement, KitoZyme a pu continuer à produire, même si au début les approvisionnements étaient parfois difficiles à assurer. Elle a aussi réussi à garantir des conditions de sécurité sanitaire à ses collaborateurs. Elle a, en revanche, rencontré des difficultés sur le front commercial. Dans son pôle Santé (produits digestifs et de contrôle de poids), la distribution via les pharmacies a été impactée. Son pôle Oenologie a mieux résisté, tandis que son pôle Médical (KiOmed) a enregistré quelque retard dans les études cliniques.

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