L'action IBA retrouve des ailes grâce à la Chine

©BELGA

Un bond de 13% hier, un autre de 8% ce jeudi matin. Le titre IBA reprend enfin un peu de hauteur après avoir touché un plus bas sur près de quatre ans. De bonnes nouvelles en provenance de la Chine expliquent cette hausse soudaine.

Depuis quelques jours, l’action IBA ne quitte plus le siège de tête du train qui dévale et regrimpe le parcours accidenté des montagnes russes que la Bourse peut parfois afficher.

Sur deux jours, les 22 et 23 octobre, l’action a chuté de 19% pour atteindre un plus bas depuis le mois de janvier 2015. Ce mouvement de panique a été provoqué par un concurrent d’IBA. L’Américain Varian a en effet présenté une nouvelle installation de protonthérapie en développement baptisée ProBeam 360°.

©L'Echo

Les analystes de KBC Securities ont eu beau souligner que la taille de cette version reste encore supérieure à celle du Proteus One d’IBA et que la société wallonne conserve l’avantage de la rapidité d’installation face à ses concurrents, le ver était dans le fruit.

Mercredi et ce jeudi. Rebelote. Mais dans l’autre sens. Hier, l’action a bondi de 13% et elle grimpait encore de 8% ce matin. Cette remontée s’explique par l’annonce sur un site du gouvernement chinois de l’attribution de 10 licences pour des unités de protonthérapie dans le pays entre 2018 et 2020. Six devraient être installées avant fin 2019 et les quatre dernières avant fin 2020. Une bonne nouvelle donc pour le secteur et pour IBA.

"Avec une vue plus claire du marché chinois pour les deux prochaines années et un retour apparent de l’attirance pour la protonthérapie aux Etats-Unis, ce marché semble moins fragile comparé aux années précédentes" estiment les analystes de KBC Securities. Ils restent à "accumuler" sur la valeur avec un objectif de cours inchangé de 23,5 euros.

Catalyseurs à court terme

On se montre plus circonspect du côté de Kepler Cheuvreux où l’on estime que 10 licences ne suffisent pas pour amorcer un virage et changer les objectifs de croissance dans le marché de la protonthérapie.

"Avec 1,4 milliard d’habitants, la Chine représente potentiellement un marché énorme mais le secteur des soins de santé aura besoin d’être plus mature avant de voir une accélération dans le nombre de licences émises" signale le broker. A titre de comparaison, il prend les Pays-Bas, un des pays les plus avancés dans ce domaine, où l’on dénombre 9 chambres de protonthérapie (4 licences) pour 17 millions d’habitants.

Kepler Chevreux salue toutefois cette annonce qui permet à l’action de souffler quelque peu mais il estime que les investisseurs resteront concentrés sur les catalyseurs à court terme pour lesquels la visibilité reste faible. Il s’agit du financement des contrats avec Proton Partners International (PPI), de la concrétisation du carnet de commandes et de la vente de la division dosimétrie.

Le broker reste à "conserver" sur le titre avec un objectif de cours de 21 euros.

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