L'ULiège va tester massivement pour permettre le retour de ses étudiants

L'université de Liège veut éviter d'avoir recours à des mesures de distanciation qui autoriseraient seulement une petite partie des étudiants à être présents. ©BELGAIMAGE

Une nouvelle méthode de détection du coronavirus en cours de développement à l'ULiège doit permettre d'éviter les mesures de distanciation et favoriser de la sorte un retour massif des étudiants à la rentrée.

Afin de permettre un retour massif de ses étudiants dans les auditoires à la rentrée de septembre, l'Université de Liège (ULiège) va avoir recours à un dépistage massif du coronavirus grâce à la toute nouvelle méthode automatisée mise au point en ses murs, a fait savoir mardi le recteur Pierre Wolper dans une communication à la communauté universitaire.

Rester prudent

"Notre objectif est de revoir nos étudiants et notre personnel sur nos campus et de retrouver une interaction directe tout aussi fréquente que par le passé. Il ne s’agit donc pas d’un présentiel limité à certains étudiants certains jours, mais largement ouvert", a expliqué le recteur de l'ULiège. "Même si pour le moment la situation évolue favorablement, il faut rester prudent et ne tabler ni sur la disparition du virus, ni même sur l’absence de reprise de l’épidémie. Dans ces conditions, des mesures de prudence restent nécessaires. Il faut toutefois une alternative à la distanciation physique stricte imposée actuellement qui nous contraint à n’utiliser nos auditoires qu’à 10 à 20% de leur capacité, nous laissant de facto dans du quasi distanciel."

"Il faut une alternative à la distanciation physique stricte imposée actuellement."
Pierre Wolper
Recteur de l'ULiège

Cette solution de rechange, c'est une nouvelle méthode de détection des individus porteurs du virus (tests PCR) que l'Université a développée et qui sera opérationnelle d'ici la prochaine rentrée académique. L'ULiège a déjà aujourd'hui la plus grande capacité de tests PCR du pays, avec la maîtrise d’une production locale des réactifs et autres éléments nécessaires à chaque test. Elle est ainsi devenue l’un des 5 centres de référence pour le dépistage du SARS-CoV-2 et au plus fort de la crise, elle pouvait monter seule à une capacité de 4.000 tests par jour. Deux autres centres de référence ont également utilisé cette technique. 

Une nouvelle technique

Mais dans deux mois, l'université disposera donc d'une capacité encore largement accrue – entre 30.000 et 60.000 par jour – avec un nouveau test basé sur un simple prélèvement de salive, beaucoup plus aisé à réaliser à grande échelle et moins onéreux. 

Pierre Wolper souhaite faire tester très régulièrement les 30.000 membres de la communauté universitaire de Liège dès septembre. ©uLiège

Cette méthode permettra de tester "très régulièrement les 30.000 membres de la communauté universitaire dès septembre", s'est félicité Pierre Wolper. Elle sera "mise en place sur base volontaire et en respectant l’anonymat".  Ces tests généraux réguliers auront le double effet de rassurer à une saison où les infections respiratoires bénignes sont courantes et de détecter toute nouvelle poussée de Covid-19. "Ils permettront aussi d’isoler les cas positifs et de travailler avec des précautions moindres. Le confinement total a été efficace, mais personne ne souhaite y revenir", a encore commenté à L'Echo Pierre Wolper. 

Lire également

Publicité
Publicité

Messages sponsorisés