La croissance des revenus d'UCB au rendez-vous, inquiétudes sur les marges

©Kristof Vadino

En 2018, le groupe pharma UCB a signé une cinquième année consécutive dans le vert avec des revenus en hausse de 2% sur un an à 4,6 milliards d'euros. UCB se dit également prêt à lancer six nouveaux traitements sur le marché dans les cinq années à venir alors que les frais de recherche pèsent plus qu'attendu sur les marges de la société cotée.

Après un début d'année poussif, UCB est parvenu à atteindre les objectifs qu'il s'était fixés. Le chiffre d'affaires de la société pharma termine l'année 2018 sur un gain de 2% par rapport à l'année précédente à 4,63 milliards d'euros, soit le haut de la fourchette du pronostic fourni par UCB en cours d'exercice. A taux de change constants, la hausse est même de 5%. L'Ebitda récurrent a augmenté de 2% à un peu moins de 1,4 milliard. UCB misait sur un chiffre entre 1,3 à 1,4 milliard euros. Du côté du bénéfice net, il a grimpé en 2018 de 7% sur un an pour terminer l'année à 823 millions euros. 

Mais si UCB a atteint ses objectifs pour l'année 2018, les frais de recherche, plus élevés que prévu, vont peser sur les marges du groupe bruxellois cette année. Un avertissement qui met le titre UCB  sous pression à la Bourse de Bruxelles. Il a reculé de 4,29% à 73,68 euros ce jeudi. Pour beaucoup d'analystes, comme ceux de JP Morgan, le fait qu'UCB dépasse les attentes a été anticipé par le marché.  

La banque Degroof-Petercam, qui conseille à ses clients de garder l'action UCB en portefeuille,  signale de son côté que le déclin de la marge d'Ebitda sous les 30% se justifie par les investissements importants dans les produits dans le pipeline, dont plusieurs traitements actuellement en phase III, la dernière et la plus coûteuse avant une possible arrivée sur le marché. UCB ambitionne d'ailleurs de lancer 6 médicaments dans les cinq prochaines années.  

Les vedettes Cimzia et Vimpat 

Les deux produits phares du groupe coté à Bruxelles, à savoir le Cimzia, un traitement de la polyarthrite rhumatoïde, et l'antiépileptique Vimpat ont une nouvelle fois soutenu la croissance d'UCB. Les ventes du Cimzia ont atteint 1,45 milliard d'euros en 2018, contre 1,42 un an auparavant. Pour le Vimpat, qui vient de faire ses premiers pas sur marché chinois, UCB annonce avoir dépassé le milliard d'euros de vente (1,1 milliard d'euros) par rapport au 976 millions dégagés en 2017. Les autres traitements du groupe ont aussi affiché une croissance de leurs ventes, avec une mention spéciale pour le Briviact. Cet autre antiépileptique estampillé UCB a vu le résultat de ses ventes passé en un an de 87 millions d'euros à 142 millions.

Pour l'année en cours, UCB table sur un chiffre d'affaires oscillant entre 4,6 et 4,7 milliards d'euros, soit une cadence identique à celle de 2018, mais moins importante que celle attendue par les analystes. Pour le CEO Jean-Christophe Tellier, le pipeline de "produits à un stade de développement avancé offre actuellement six lancements potentiels au cours des cinq prochaines années".

Le groupe biopharmaceutique proposera de distribuer à ses actionnaires un dividende en hausse de 2,5%, à 1,21 euro brut par action. 

 

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