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La lumière au bout du tunnel

Journaliste

Les bonnes nouvelles s'enchaînent sur le front de la recherche d'un vaccin contre le Covid-19.

Alors qu’une bonne partie de l’Europe a dû se résoudre à se reconfiner pour faire face à la deuxième offensive du coronavirus, à l'inverse, les bonnes nouvelles s’enchaînent sur le front de la recherche d’un vaccin.

L’américain Pfizer et l’allemand BioNTech, qui sont dans le peloton de tête, ont annoncé que leur candidat vaccin avait enregistré, lors d’un essai à grande échelle de phase 3, un taux d’efficacité de 90%. Lorsque le virus avait commencé à se disséminer, les experts estimaient qu’un seuil de 80% serait nécessaire pour endiguer la pandémie. Nous sommes au-delà.

Deuxième motif de satisfaction: un autre tandem touche également au but. Le britannique AstraZeneca a constaté, également lors d'une ultime étude clinique, une réponse immunitaire forte chez les personnes âgées, les plus touchées par la forme grave de la maladie. L’altération de la réponse aux vaccinations à cause de l’âge est l'un des problèmes redoutés par les laboratoires. On peut commencer à penser que ce problème de l’immunosénescence n’en sera peut-être pas un pour le Covid-19, qui a pourtant déjà réservé tant de surprises désagréables, notamment du côté des traitements.  

Le spectre d'un scénario à la HIV - quatre décennies de recherches et toujours pas de vaccin - est en train de s'éloigner définitivement.

La tendance est générale: sur la cinquantaine de projets de vaccins qui sont testés sur l’homme actuellement - dont une douzaine en phase 3 -, aucun ne semble avoir été définitivement stoppé pour des raisons de sécurité ou de manque d'efficacité. Même si des couacs ne manqueront pas d'intervenir, voilà de quoi faire mentir les statistiques selon lesquelles très peu de candidats médicaments et vaccins arrivent finalement sur le marché.

Le spectre d'un scénario à la HIV - quatre décennies de recherches et toujours pas de vaccin - est en train de s'éloigner définitivement. Autre signe révélateur de l'optimisme qui règne dans le monde pharmaceutique quant aux chances de succès d'un vaccin: les grands laboratoires ont entamé, à des degrés divers, les phases de production. Les plus avancés évoquent la fin de l'année pour les premières distributions.

Pour la Belgique, tout cela est de bon augure. Plusieurs de ces vaccins seront en effet produits, en tout ou en partie, sur son territoire. De quoi mettre un peu de baume au coeur d'un pays dont l'économie a payé un très lourd tribut à la pandémie.

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