La nouvelle plateforme intégrée de Mithra prête à monter en puissance

Le personnel de Mithra, qui a reçu mercredi la visite de Willy Borsus, devrait passer de 170 à 210 unités au cours de l’année. ©Mithra

La société spécialisée dans la santé féminine va être confrontée à d’importantes échéances. Ses installations flambant neuves de Flémalle commencent à produire.

L’année 2018 pourrait s’avérer une des plus cruciales de l’histoire de Mithra. La pharma liégeoise spécialisée dans la santé féminine va être confrontée à plusieurs échéances majeures dans les prochains mois, a expliqué mercredi le CEO de l’entreprise, François Fornieri, à l’occasion d’une visite du ministre-président wallon Willy Borsus dans les installations flambant neuves de Mithra à Flémalle. Une infrastructure de 15.000 m² qui a nécessité un investissement de 75 millions d’euros. Dans ce centre high-tech, l’entreprise finalise non seulement le développement de ses produits innovants – comme ceux basés sur l’œstrogène naturel estétrol –, mais s’apprête également en assurer une partie de la production. Des évolutions qui devraient faire passer le personnel de Mithra de 170 à 210 employés au cours de l’année.

Différent d’un continent à l’autre

"Nous attendons courant février les résultats de l’étude hémostase, une étude qui, nous l’espérons, va démontrer l’impact négatif sur les facteurs de coagulation de l’estétrol, ce qui est donc très important pour la pilule contraceptive Estelle, a expliqué François Fornieri. Dans le courant mars ou vers la fin mars, nous allons par ailleurs publier le rapport final de l’étude phase 2 B de Donesta (le traitement contre les effets de la ménopause, NDLR). À partir de là, nous définirons les protocoles d’études pour les phases 3, qui peuvent être différents en fonction des partenaires. C’est en effet complètement différent d’un continent à l’autre. En Asie, par exemple, ils souhaitent un œstrogène seul. Donc, il y aura probablement trois Donesta. Et au troisième ou quatrième trimestre de 2018, nous aurons les résultats de l’étude clinique Estelle pour l’Europe et un peu après, ceux des USA."

Voilà pour le développement. Mais François Fornieri l’a toujours affirmé, il souhaite aussi qu’une partie de la production soit assurée dans la région liégeoise. C’est bien dans cet esprit que la plateforme intégrée de Flémalle a été conçue.

Une partie des nouveaux équipements sont déjà en train de tourner. Mithra produit les premiers lots commerciaux du Myring, son anneau vaginal contraceptif hormonal. La société doit avoir constitué pour avril les stocks pour le partenaire américain, Mayne Pharma, qui espère obtenir l’autorisation de mise sur le marché fin 2018, début 2019. Entre-temps, d’autres contrats ailleurs dans le monde sont venus s’ajouter. Le Myring a nécessité l’installation de machines très spécifiques que Mithra a fait fabriquer spécialement à son intention.

L’entreprise pharma s’apprête aussi à produire sur son site les lots cliniques pour les futures études en phase 3 du Donesta. Concernant le contraceptif Estelle, il s’agit de fabriquer tous les lots de validation pour l’autorisation de mise sur le marché. À terme, selon François Fornieri, l’unité de Flémalle permettra de fournir 25% de la capacité d’estétrol.

"Il y aura aussi de l’activité pour les injectables." françois Fornieri ceo de Mithra

Enfin, "il y aura aussi de l’activité pour les injectables, puisque nous avons signé récemment un contrat avec une société irlandaise, a conclu François Fornieri. Nous allons démarrer le programme de développement, dans lequel il y a toujours de la production de lots pilotes. Nous produirons ensuite des lots cliniques, puis quand nous aurons eu l’autorisation de mise sur le marché, il y aura, vers 2020, la production de lots industriels".

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