La politique d'investissement de Marc Coucke connaît des ratés

©Tim Dirven

La chute de l’action Fagron à la Bourse de Bruxelles soulève des questions auprès des fans de Marc Coucke. L’investisseur avait acquis il y a 2 mois 5,3% de cette société parapharmaceutique.

La chute toute récente du cours de l’action Fagron repose la question de savoir s’il est opportun de s’inspirer des placements effectués par des investisseurs emblématiques. En deux étapes au moins au cours de l’été dernier, le Flamand Marc Coucke a acquis une belle position dans le capital de la société parapharma Fagron . Il détient désormais 5,32% des actions de ce groupe basé à Waregem. Le hic, c’est que la valeur boursière de cette participation, qui avoisinait les 29 millions d’euros il y a deux mois, n’est plus que de 15 millions d’euros à ce jour.

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Marc Coucke a-t-il du coup définitivement perdu en crédibilité en ce qui concerne les placements boursiers? On l’imagine, les boursicoteurs ont certainement tous leur petite idée sur la question. Ne plus être sensible à la manière dont Marc Coucke opère sa sélection de sociétés à titre d’investissement peut toutefois constituer une erreur. C’est vrai que Fagron n’est pas le seul investissement qui déçoit en ce moment dans son portefeuille. Celui effectué en septembre 2014 par le biais d’une augmentation de capital dans le spécialiste de la fourniture de distributeurs de boissons chaudes aux entreprises Fountain, n’est pas plus heureux. En Bourse, son action accuse une perte de 50% depuis cette période.

Pour le long terme

Ces déboires, si on peut considérer cela ainsi, rappellent que la Bourse ne sourit pas à tous les coups. Même aux investisseurs les plus avertis. Un placement boursier doit par ailleurs toujours être perçu dans une perspective de long terme. Pour autant que Marc Coucke et les holdings Couckinvest et Alychlo qui lui sont liés conservent leurs positions en Fagron et en Fountain, il n’est pas exclu que les moins-values latentes d’aujourd’hui ne se muent à terme en plus-values.

L’homme d’affaires flamand se comporte davantage en investisseur qu’en spéculateur.

Sur ce point, on ne manque pas d’observer que les investissements en Lotus Bakeries et dans le brasseur CoBr.Ha (Brasserie de Haacht), qui remontent plus loin dans le temps, affichent de meilleures prestations. Bien qu’il s’agisse d’une acquisition qui date de septembre de cette année, les 3,32% détenus dans la société biotech MDxHealth, active dans le dépistage du cancer, se portent plutôt bien aussi.

Quant à l’action Mithra du groupe pharma spécialisé dans la santé féminine, son cours sur Euronext Bruxelles se situe actuellement à des niveaux inférieurs au prix de l’IPO de juin dernier. Marc Coucke était cependant rentré dans le capital de Mithra avant l’IPO (à laquelle il a aussi partcipé), à un prix qui n’a pas été divulgué, mais fort probablement inférieur à celui fixé lors de l’IPO. Il détient aujourd’hui 16,9% de Mithra.

Plutôt investisseur que spéculateur

Le portefeuille de Marc Coucke a ses points forts. D’autres moins. On peut cependant fort bien imaginer que la question de l’évolution en Bourse des investissements n’est pas ce qui le turlupine le plus. L’homme d’affaires flamand se comporte en effet davantage en investisseur qu’en spéculateur. Ses investissements dans des entreprises qui ne sont pas cotées, comme le club de football KV Ostende dont il possède 90% des parts, ou ceux qui ne le seront plus prochainement comme Pairi Daiza, semblent le démontrer.

Pour réaliser ses investissements, Coucke a recours à sa belle cagnotte qu’il avait constituée avec la plus-value de 1,2 milliard d’euros réalisée lors de la cession de son ex-entreprise Omega Pharma. Il avait été le cofondateur de ce groupe pharma en 1987.

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