La technologie de Miracor pour soigner l'infarctus validée par une nouvelle étude

©miracor

Une étude présentée ce jeudi à Paris confirme les améliorations apportées par la technologie de la jeune société liégeoise pour restaurer la fonction cardiaque après un infarctus.

Des nouvelles positives pour Miracor Medical, cette start-up spécialisée dans la cardiologie interventionnelle qui a déménagé récemment de Vienne pour s’installer à Liège: les résultats d’une étude clinique confirment que l’utilisation du système développé par Miracor débouchait sur des améliorations de nature à entrainer une réduction de la mortalité et des hospitalisations pour insuffisance cardiaque.

Fondée en 2008 par le chirurgien cardiaque autrichien Werner Mohl, Miracor Medical a mis au point une technologie qui permet de traiter les patients ayant souffert d’un infarctus aigu, afin de restaurer une partie significative de leur fonction cardiaque.

Le dispositif médical, développé par Miracor, est appelé PiCSO (Pressure-controlled Intermittent Coronary Sinus Occlusion). Il s’agit plus précisément d’une console et un cathéter. Ce dernier instrument est introduit dans le sinus coronaire du patient à l’aide d’un guide traditionnel. Un ballon à l’hélium est fixé sur le cathéter qui est gonflé et dégonflé selon un cycle bien précis et sous monitoring constant.

L’étude, menée au Centre de cardiologie des Oxford University Hospitals à Oxford au Royaume-Uni et publiée dans le journal EuroIntervention, montre que la pose d’un stent améliore la microcirculation et la perfusion de la zone infarcie. Ce qui débouche sur une réduction significative de la taille résiduelle de l’infarctus après un IAM (infarctus aigu du myocarde). "L’étude démontre qu’à 24 heures, on a déjà une amélioration de la microcirculation des patients traités avec Picso" explique le CEO de Miracor, Olivier Delporte. "À 24 heures, on a déjà un signal que les patients vont mieux que ceux qui n’ont pas été traités avec Picso"

D’autres résultats ont déjà démontré que chez les patients traités avec la thérapie PiCSO, la taille de l’infarctus est statistiquement inférieure à celle d’un groupe de contrôle de patients de même propension. "L’étude présentée ce jeudi est la deuxième étude à démontrer que la thérapie PiCSO réduit les lésions myocardiques chez les patients. Pour faire simple, cela veut dire que les indicateurs se confirment et restent au vert" ajoute Olivier Delporte, CEO de la société depuis 2 ans.

"Les indicateurs se confirment et restent au vert"
Olivier Delporte
CEO de Miracor Medical

Voilà qui est de bon augure pour Miracor, dont la venue en terre liégeoise s’est accompagnée d’une coquette levée de fonds de 25 millions d’euros, à laquelle ont participé trois Invests publics belges (la SFPI, la SRIW et Meusinvest) qui se sont ajoutés aux investisseurs initiaux. Des moyens financiers qui vont permettre à Miracor de peaufiner sa technologie et de démarrer après l'été une étude européenne avec 4 à 6 centres. Les résultats seront connus par lots au cours de 2019. Par la suite, il y aura également une étude américaine pour l’approbation aux USA, mais qui ne démarrera pas avant 2020/2021.

Miracor s’est installée fin janvier à Awans, sur l’ancien site Kone, devenant ainsi la première société du secteur thérapeutique à prendre ses quartiers dans ce zoning. Elle a définitivement fermé ses bureaux viennois durant le mois suivant. Elle a déjà engagé 7 ou 8 personnes.

Olivier Delporte rappelle avoir choisi Liège comme implantation pour être à l’intersection de différentes autoroutes avec des accès aisés vers l’Allemagne et les Pays-Bas. Et pas trop loin non plus de différents aéroports (Zaventem, Bierset, Düsseldorf...). Le second élément qui a fait pencher la balance en faveur de la Belgique est "l’écosystème belge et wallon très positif pour les biotechs et les medtechs, que ce soit au niveau financier, politique ou opérationnel ".


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