Le nanolabo miDiagnostics lève 14 millions d'euros

Nicolas Vergauwe, CEO de miDiagnostics. ©Debby Termonia

La start-up louvaniste qui comptait déjà Marc Coucke et Michel Akkermans comme actionnaires s'apprête à entrer dans une nouvelle phase de son développement.

Injection de capital de taille du côté du nanolabo miDiagnostics. L'homme d'affaires Urbain Vandeurzen et le scientifique entrepreneur Rudi Pauwels viennent d'y investir 14 millions d'euros aux côtés des actionnaires existants, a-t-on appris à bonne source. De quoi permettre à la start-up d'aborder une nouvelle phase de son développement, évoque Nicolas Vergauwe, CEO.

En quinze minutes, l'appareil développé par miDiagnostics permet d'analyser le sang d'un patient. ©Debby Termonia

Son créneau? Une puce sur laquelle une goutte de sang ou de salive peut être analysée très vite – quinze minutes – et à moindre coût – environ 20 euros par carte à puce.

Aujourd'hui, ce qui n'était que théorie va pouvoir devenir réalité. "Nous sommes désormais prêts à apporter la technologie de l'environnement de conception à l'usine, puis au marché", se félicite aujourd'hui le patron.

MiDiagnostics a été fondée en 2015 en tant que spin-off du centre de recherche louvaniste imec – leader européen de la microélectronique – et de l'université américaine Johns Hopkins.

"Nous sommes désormais prêts à apporter notre technologie de l'environnement de conception à l'usine, puis au marché."
Nicolas Vergauwe
CEO de miDiagnostics

Parmi les investisseurs de la première heure de ce qui est qualifié dès les débuts de "game changer mondiale", l'on retrouve Marc Coucke (30 millions), Michel Akkermans (ex-Clear2Pay, 12 millions), PMV (10 millions) et l'imec (6,8 millions). Qui ont vu dans cette combinaison d'une carte à puce et d'un appareil de lecture, si petit, un potentiel: il pourrait être utilisé facilement et à moindre coût chez le médecin de famille, chez le pharmacien, aux urgences... voire même au domicile du patient. Directement.

Et ce, alors même qu'aujourd'hui, les analyses permises se font généralement en laboratoire avec des machines de la taille d'une table, qui coûtent rapidement des dizaines de milliers d'euros.

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