Le plan de réorganisation judiciaire d'Asit Biotech avalisé

©David Plas

Les créanciers de la biotech ont approuvé à une large majorité le plan de réorganisation d'Asit Biotech. Le tribunal de l’Entreprise de Liège doit statuer le 9 février.

Un pan de l'incertitude qui pèse sur Asit Biotech vient d'être levé. Les créanciers de la société biopharmaceutique ont approuvé à une majorité écrasante (93% en nombre de créanciers et 98% en valeur de dettes) le plan de réorganisation judiciaire déposé le 11 janvier dernier. Selon nos informations, seules la FSMA et la Région wallonne se sont prononcées contre ce plan.

"Cette décision marque une première étape importante dans la continuité de la société."
Frank Hazevoets
CEO d’Asit Biotech

Le tribunal de l’Entreprise de Liège doit à présent accepter ou refuser l’homologation du plan. Verdict attendu pour le 9 février. "Cette décision marque une première étape importante dans la continuité de la société. Je tiens à remercier tous les créanciers qui ont voté en faveur du plan", s'est félicité Frank Hazevoets, le CEO d’Asit Biotech.

La société spécialisée dans le traitement des allergies par immunothérapie a vu son avenir bouché par l’échec d’un essai clinique de phase III axé sur le traitement d’une allergie aux graminées par l’immunothérapie. Celui-ci a fait plonger l'entreprise dans une descente aux enfers qui s’est traduite par une mise en réorganisation judiciaire. En septembre dernier, la biotech semblait proche d’une issue, mais cet espoir ne s’est pas concrétisé.

Coquille vide

Aujourd’hui, l’avenir d’Asit, qui n’est pratiquement plus qu’une coquille vide, repose sur un partenariat potentiel avec le groupe français DMS Group. Déjà coté sur Euronext Paris, ce dernier aimerait bien voir sa principale division, DMS Imaging, revêtir les habits boursiers d’Asit. Cette entité vend des produits haut de gamme en imagerie médicale et occupe une niche, celle de l’ostéodensitométrie.

"La valorisation de l’imagerie de DMS n’est pas assez cristallisée dans l’ensemble actuel où le wellness et la biotech consomment du cash", avait expliqué Frank Hazevoets à L'Echo. D’où l’intérêt d’une cotation à part, à peu de frais, en utilisant une entité quasi vidée de sa substance. De quoi permettre à DMS de se positionner derrière les grandes medtechs internationales.

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