Le remdesivir n'est pas efficace contre le Covid-19

Un patient se faisant traiter au remdesivir au Roseland Community Hospital de Chicago en décembre dernier. ©AFP

Le remdesivir n'est plus testé dans le cadre de l'essai clinique européen Discovery, faute de preuves d'efficacité contre le Covid-19.

Le remdesivir ne serait pas un traitement pertinent contre le Covid-19. L'essai clinique européen Discovery, qui teste l'efficacité de médicaments contre le coronavirus, arrête en tout cas de tester cette molécule développée par Gilead contre la fièvre hémorragique Ebola, "faute de preuves de son efficacité", a annoncé mercredi l'institut français Inserm (l'Institut national de la santé et de la recherche médicale).

L'Organisation mondiale de la Santé (OMS) avait recommandé de ne pas administrer le remdesivir aux malades du Covid-19 hospitalisés.

Les données intermédiaires de l'essai, portant sur 776 patients, dont 389 avaient reçu le traitement, font état d'un "manque de preuves de l'efficacité du remdesivir après 15 jours". La recommandation de suspendre pour cette raison le recrutement de patients dans le bras thérapeutique testant le remdesivir a donc été approuvée par le comité directeur de Discovery Europe.

Ce traitement était, au départ, jugé très prometteur, mais le 20 novembre, l'Organisation mondiale de la Santé (OMS) avait recommandé de ne pas l'administrer aux malades du Covid-19 hospitalisés, car il n'évite ni des morts ni des formes graves de la maladie.

D'autres traitements abandonnés

L'essai Discovery, lancé en mars, puis devenu complémentaire de l'essai Solidarity organisé par l'OMS, a testé plusieurs autres traitements également abandonnés, comme l'hydroxychloroquine et l'association des antiviraux lopinavir/ritonavir.
Discovery va, en revanche, poursuivre ses essais dans 14 pays européens pour évaluer une combinaison de deux anticorps monoclonaux, des anticorps de synthèses censés épauler le système immunitaire pour neutraliser le coronavirus.

Très peu de traitements ont jusqu'à présent réellement prouvé leur efficacité, hormis la famille des corticoïdes, en particulier la dexaméthasone.

L'Allemagne a annoncé récemment avoir dépensé 400 millions d’euros pour acheter 200.000 doses des médicaments à base d’anticorps de synthèse, développés, pour l’un, par le laboratoire Eli Lilly et, pour l’autre, par la société américaine Regeneron. Aucun n’a encore reçu cependant le feu vert des autorités sanitaires européennes.

Outre les anticorps monoclonaux, qui restent chers à produire, très peu de traitements ont jusqu'à présent réellement prouvé leur efficacité, hormis la famille des corticoïdes, en particulier la dexaméthasone. Deux médicaments anciens, l'antiparasitaire ivermectine, ainsi que la colchicine, un anti-inflammatoire, sont autorisés dans certains pays, mais sans que leur efficacité ait été démontrée dans le cadre d'une large étude randomisée.

Lire également

Publicité
Publicité
Publicité

Messages sponsorisés

Messages sponsorisés