Le traitement d’UCB contre le psoriasis dans sa dernière ligne droite

La réponse des autorités sanitaires pour la commercialisation du bimekizumab d'UCB est attendue pour l'année prochaine.

Le dossier de demande de mise sur le marché pour le candidat médicament d’UCB contre le psoriasis est désormais à l’examen auprès des autorités compétentes aux États-Unis et en Europe.

Une nouvelle étape vient d’être franchie pour le bimekizumab, une molécule développée par UCB . Le groupe pharmaceutique a annoncé, ce mardi matin, que l’autorité sanitaire américaine (FDA) et le gendarme européen du médicament (EMA) ont accepté les dossiers de demande de mise sur le marché pour ce candidat traitement destiné à soigner le psoriasis, une maladie de la peau .

"Les décisions devraient intervenir à la mi-2021 et il n’y a virtuellement aucun doute qu’elles seront favorables."
Loïc De Smet
Analyste financier chez Kepler Cheuvreux

UCB souligne que sa démarche est soutenue par trois essais cliniques de phase III qui ont démontré la supériorité de cette molécule par rapport au placebo ou à d’autres médicaments comme le Stelara et l’Humira. La majorité des patients ont vu une disparation totale des lésions provoquée par le psoriasis à la 16e semaine.

En juillet dernier, les résultats d’un essai clinique mené auprès de 743 patients ont même établi que le bimekizumab se révélait plus efficace que le Cosentyx vendu par Novartis .  

Décisions mi-2021

L’acceptation des dossiers est seulement une formalité qui permet de s’assurer qu’ils sont complets et soumis correctement. Mais il est toujours bon de constater que cela se passe sans encombre, précise Loïc De Smet de Kepler Cheuvreux ("acheter "; 103 euros).

Reste maintenant à la FDA et à l’EMA de se pencher sur ces demandes de commercialisation et à se prononcer. "Les décisions devraient intervenir à la mi-2021 et il n’y a virtuellement aucun doute qu’elles seront favorables", estime l’analyste. Il rappelle que le bimekizumab est le traitement le plus important du pipeline d’UCB et évalue à 2 milliards d’euros le pic des ventes, dont 900 millions pour le traitement du psoriasis, le reste provenant d’autres affections. Le "bime" intervient à hauteur de 32 euros par action dans la valorisation du titre.

3 milliards
d'euros
KBC Securities évalue à 3 milliards d'euros le pic potentiel des ventes du bimekizumab pour quatre affections.

Première division

"Étant donné la solide performance du médicament, nous estimons que le bimekizumab dispose du potentiel pour évoluer dans la première division des traitements anti-inflammatoires", jugent, pour leur part, Sandra Cauwenberghs et Lenny Van Steenhuyse de KBC Securities ("acheter "; 119 euros).

Ils rappellent que la molécule est également testée en phase III pour le traitement de l’arthrite psoriasique, de la spondylarthrite axiale et de l’hidrosadénite. Pour les deux premières maladies, des résultats sont attendus pour la fin de 2021. Pour ces quatre indications, le broker table sur un pic potentiel des ventes de 3 milliards d’euros.

Le titre UCB a fini en baisse ce mardi à 95,72 euros. L'objectif de cours moyen des analystes s'élève à 108,7 euros, ce qui représente un potentiel de hausse de 13,5%.

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