Le vaccin d'AstraZeneca efficace également chez les personnes âgées

Le vaccin d'Oxford/AstraZeneca est basé sur la technologie des vecteurs viraux. ©REUTERS

Des résultats préliminaires des essais cliniques du vaccin développé par AstraZeneca et l'Université d'Oxford montrent une réponse immunitaire forte chez les personnes âgées.

Si la situation sanitaire en Europe ne cesse de s'aggraver, les nouvelles sont, en revanche, un peu meilleures sur le front de la recherche d'un vaccin contre le Covid-19. Le groupe pharmaceutique britannique AstraZeneca a annoncé, ce lundi, que le vaccin qu'il développe en partenariat avec l'Université d'Oxford produit une réponse immunitaire similaire chez les jeunes adultes et leurs aînés, et les réactions indésirables sont plus faibles chez les personnes âgées.

"Il est encourageant de constater que les réponses immunitaires sont similaires chez les adultes plus âgés et les jeunes et que la réactogénicité est plus faible chez les adultes plus âgés, pour lesquels la gravité de la maladie Covid-19 est plus élevée", a déclaré un porte-parole d'AstraZeneca à Reuters. La réactogénicité est la propriété d’un vaccin de produire des réactions adverses sous forme d’une réponse immunologique excessive se manifestant par de la fièvre ou de la douleur.

"La réactogénicité est plus faible chez les adultes plus âgés".
Un porte-parole d'AstraZeneca

Le Financial Times avait rapporté plus tôt que des résultats préliminaires des essais cliniques du vaccin montraient une réponse immunitaire forte chez les personnes âgées, les plus à risque de développer des formes graves du Covid-19. Avec l’âge, le système immunitaire perd en efficacité. C’est ce que l’on appelle l’immuno sénescence. Elle entraîne une altération de la réponse aux vaccinations. Les personnes âgées peuvent, dès lors, être moins bien protégées des maladies évitables par vaccination.

Un des projets les plus avancés

Le vaccin développé par AstraZeneca et l'université d'Oxford est l'un des projets occidentaux les plus avancés, avec ceux des sociétés américaines Moderna, Pfizer et Johnson & Johnson. Moderna et Pfizer prévoient même de demander une autorisation de mise sur le marché vers la mi ou la fin novembre.

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septembre
AstraZeneca avait suspendu temporairement la phase 3 de ses essais le 6 septembre, à la suite de l'apparition d'une maladie chez un participant.

Le vaccin d'AstraZeneca est testé sur des dizaines de milliers de volontaires au Royaume-Uni, au Brésil, en Afrique du Sud et, depuis le 31 août, aux États-Unis, dans ce qu'on appelle la phase 3 des essais, la dernière, devant vérifier sécurité et efficacité.

L'essai avait été suspendu mondialement le 6 septembre à la suite de l'apparition d'une maladie chez un participant, mais a repris depuis partout. Une mésaventure qui a également touché Janssen Pharmaceutica, la filiale belge du groupe américain Johnson & Johnson, qui a annoncé, il y a quelques jours, la suspension temporaire de son étude clinique de phase 3 suite à un cas suspect.  

Lire aussi | Coronavirus: AstraZeneca reprend ses tests pour un vaccin

Le vaccin d'Oxford/AstraZeneca est basé sur une technologie appelée "à vecteur viral": on utilise comme support un autre virus qu'on transforme et adapte pour combattre le Covid-19. Il s'agit d'adénovirus modifiés (une famille de virus très courants), qui ne se répliquent pas, ce qui les rend plus sûrs, notamment pour les patients fragiles. Ce vaccin est également le fruit d’un partenariat avec la société française Novasep, qui produit à Seneffe des vecteurs viraux pour le vaccin.

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